Même si la majorité des Congolais ont montré leurs faiblesses face à l’appât de la mangeoire, le leadership de Lamuka aurait tout à gagner à terme en réaffirmant sa constance et en persévérant à porter toujours plus haut les idéaux de la Nation sans se rendre complice des magouilles discréditantes et infâmantes !

Malgré le joug tyrannique de l’Occupation, les Congolais restent des proies très faciles à appâter avec l’irrésistible mangeoire pour les détourner de véritables enjeux du pays !

Coup d'Eat parlementaire qui tombe à pic !

Un coup d'Etat parlementaire mené aux biceps se conjugue aux magouilles présidentielles pour ouvrir des perspectives à une nouvelle aventure vers l'inconnu !

LAMUKA et Fayulu, changeons de cap !

Quel LAMUKA après les consultations du dealeur Tshilombo ?

Les consultations politiques, initiées par le fantoche de chef d’Etat Tshilombo, ont fini par démontrer et confirmer l’ingéniosité et l’ampleur des prouesses stratégiques de leur énigmatique auteur. En effet, Paul Kagame semble doté d’un sens aigu de la mise en scène politique. Kanambe, Tshilombo, Bemba, Katumbi, Ruberwa, Nyarugabo etc… ne sont que des acteurs dont il définit minutieusement et à distance les rôles ; parfois jusqu’aux gestes précis d’interprétation pour laisser l’illusion des confrontations réelles, de spontanéité et de respectabilité. Ses mises en scène appliquées au Congo, autant que la déroute politique qu’elles génèrent, rentrent dans la légende et vont marquer durablement l’histoire.

Ainsi, après deux ans de distraction, la parodie gouvernementale issue de la facétie électorale de décembre 2018, s’essoufflait de plus en plus gravement. Sous les coups de boutoir conjugués de Martin Fayulu, avec sa rengaine de la vérité des urnes et de la crise de légitimité, du député Muhindo Nzangi, avec son doigt sur la magouille d’érection de Minembwe en commune rurale, ou encore de Denis Mukwege, avec son exhumation du Rapport Mapping et sa quête assidue d’un tribunal pénal international pour le Congo, le très circonspect bateau de l’Occupation commençait néanmoins à chavirer, à prendre l’eau d’un peu partout et risquait de couler précipitamment et inéluctablement. Le déclenchement soudain des vives hostilités entre partenaires dealeurs et receleurs ainsi que l’initiative corrélative des consultations politiques, solennellement orchestrées, sont des scénarios d’une ingénieuse mise en scène visant à briser la dynamique des convulsions révolutionnaires ou de Libération, qui devenaient difficiles à contenir. La mise en scène de son épilogue par un discours solennel, plein d’aguichantes incantations et de berçantes promesses, du Président pantin permet de noyer le poisson, de casser quelques dernières poches de Résistance, Lamuka notamment, pour ouvrir des perspectives de repartir du bon pied.

La belle manœuvre présidentielle se conjugue ainsi au coup d’Etat parlementaire en voie de réussite pour épater davantage même les observateurs les plus avertis. C’est donc une évidence indéniable ! A force de jouer ensemble, Kagame, Kanambe et Tshilombo approchent la sublimation théâtrale destinée à éblouir, à tromper et à franchir allègrement de nouvelles étapes dans la mise en déroute de la Résistance patriotique congolaise et dans la consolidation de la tutelle extractive sur le Congo. Les Congolais n’étant que des proies très faciles à appâter avec l’irrésistible mangeoire, ils se laissent sempiternellement prendre au piège !

Si cette nouvelle sombre mise en scène ne dévoile pas suffisamment l’étendue de l’emprise tutélaire que le Tutsi-power exerce machiavéliquement sur le Congo, il importe alors de relever d’autres points d’ancrage de la mystification, qui confirment l’évidence d’une imminente implosion ou d’un impétueux processus vers l’annexion du pays :

  • la plupart des postes de haute responsabilité dans l’administration publique ont une doublure tutsie, et c’est bien cette dernière qui détient le réel pouvoir décisionnel. Ainsi, le poste de véritable chef des services des renseignements est-il détenu par Bizima Kahara ; alors que Bisengimana dispose de celui de chef d'État-Major des armées ;

  • dans quasi toutes les provinces du Congo, chaque gouverneur officiel a son éminence grise qui, en fait, a des pouvoirs discrétionnaires sur toute l’administration, sur toute la gestion et sur tout le fonctionnement provinciaux ;

  • pendant que beaucoup de Congolais sont pénalisés par la rupture de stock du passeport congolais, nombreux sont les Rwandais qui en disposent allègrement pour effectuer d’innombrables missions officielles à l’étranger au nom de l’Etat congolais ;

  • depuis des lustres, des bourses d’études pour les étudiants congolais à l’étranger sont rares ; pourtant, au Canada et aux Etats-Unis, entre autres, l’afflux des Rwandais détenteurs des bourses d’études, au nom de l’Etat congolais, ne tarit pas ;

  • de larges pans du territoire national sont sous contrôle des armées étrangères ; les cas de Minembwe, au Sud-Kivu, ainsi que celui de Kahemba, dans le Grand Bandundu, étant les plus flagrants et persistent depuis des lustres ;

  • les grandes régies publiques, y compris la gestion des ports et des mines, ont été suppléées par des entreprises privées dont l’Etat ignore complètement la destination des recettes ;

  • par ailleurs, si le Président nommé peut voyager gaiement au gré de ses envies, il n’a toujours pas reçu le droit de nommer lui-même un moindre représentant diplomatique. Vous avez dit béton ! Ici, les inepties sont légion…

Lorsqu’on a acquis une claire conscience du niveau auquel le Congolais est dépossédé de la gestion de son propre patrimoine et lorsque l’on voit ce même congolais acclamait frénétiquement l’usurpateur pour obtenir des miettes ou se talquer en gaspillant la précieuse farine de semoule pour célébrer le discours creux et démagogique d’une marionnette, de l’usurpateur ou d’un traître et collabo impénitent, on se rend alors tragiquement compte que la Libération du Congo n’est certainement pas à la portée des Congolais. C’est pour conjurer un aussi dramatique sort qu’il est impérieux et urge de secouer vigoureusement les cocotiers. Lamuka émerge aujourd’hui comme la principale carte à jouer dans cette perspective libératrice. Il risque même d’être trop tard pour renverser la vapeur ; c’est pourquoi il est donc plus que temps d’agir hic et nunc.LAMUKA et Fayulu, voici donc l’occasion et le moment de changer radicalement de cap !

Dernière oasis de la Résistance patriotique, Lamuka entretient l’espoir de Libération du Congo !

Quel LAMUKA et sous quel leadership après ces consultations initiées par Tshilombo ? Une évidence et une certitude qui se dégagent de prime abord : érosion de la crédibilité, du prestige, du rayonnement radieux et de la fascination aussi bien de la plate-forme elle-même que de son charismatique leader. En effet, on ne saurait nier qu'à l'heure, où tous les ventriotes, opportunistes et traîtres de tout poil s’apprêtent à se jeter dans le marigot ou à retrouver la mangeoire, Lamuka soit une prestigieuse oasis du patriotisme, l’ultime résidu de la Résistance patriotique et dernier levier d’espoir de Libération du Congo. Mais, dans les circonstances de l’heure, cette plate-forme est forcément tributaire de ce que nous sommes, tous et collectivement, capables d’en faire. Aujourd’hui, elle aspire à nous servir de ce dernier résidu d’irréductibles, de rempart contre le débauchage, contre la capitulation et contre l’infâmante collaboration consentante.

Dès lors, il nous faut peut-être changer de cap ; en tablant notamment sur le volontarisme des certains, l’esprit de sacrifice des autres, sur la qualité de l’engagement et la détermination des plus vaillants d’entre nous. Force est de se rendre à l’évidence que le mécénat, de ceux qui ne coopèrent et ne se mobilisent que lorsque leurs seuls propres intérêts, souvent contraires aux visées de la plate-forme et du peuple, sont en jeu, est susceptible d’hypothéquer les plans du collectif. Il est donc désormais impérieux et urgent d’extraire l’ivraie du bon grain ; quelles qu’en soient les conséquences, notamment au niveau financier. Le financement pourrait alors s’opérer différemment. D’une part, on pourra compter sur les cotisations des adhérents ; soit une perspective des apports d’échelle à même de se substituer aux suspectes et hypothéquantes contributions de ceux qui ne se prennent que pour des commanditaires, voire de vénérables propriétaires de la plate-forme ; mais, paradoxalement, sans véritables apports de commandite.

Au niveau du rendement politique et prosélytique, grâce à l’œuvre déjà accomplie par des communicateurs doués et déterminés sur le terrain, à l’instar de Prince Epenge, les faits sont éloquents, Lamuka est désormais le seul et l’incontournable rassemblement pour la Résistance patriotique populaire. Ainsi, une poignée, si minime soit-elle, de véritables patriotes mobilisés pour requalifier et orienter Lamuka, apporterait plus à la lutte collective dans les circonstances actuelles que ces longues attentes inconsidérées sur le bon-vouloir, et encore très hypothétique, des « leaders » auto-proclamés, étourdiment imbus d’eux-mêmes jusqu’au paroxysme et douteux sous divers angles d’apports tangibles.

Bemba et Katumbi doivent tirer les conséquences de leur allégeance à l’usurpateur Tshilombo !

En effet, depuis leur émergence sur la scène politique congolaise, le sous-traitant de Museveni, Jean-Pierre Bemba, ainsi que le roi du Katanga et de l’offshore, Moïse Katumbi, se sont plutôt illustrés comme d’authentiques « piliers de la mangeoire kanambiste ». Si donc une nouvelle course à la mangeoire est lancée, quelles que soient les dimensions de la poignée d’espèces à laquelle elle serait ouverte, il y a fort à parier que les deux affreux mercenaires du Tutsi-power feront inéluctablement partie du lot des plus pressés pour se bousculer aux portillons. Corrélativement, le combat pour la Libération du Congo en subirait des contre-coups dommageables et serait à nouveau freiné. Il est donc impérieux et urgent, non seulement de se passer de ces encombrantes hypothèques, mais aussi de les éjecter définitivement de la plate-forme patriotique afin de redonner ainsi à celle-ci le crédit qu’elle mérite auprès du peuple et des tiers observateurs.

Après avoir longtemps entretenu l’opacité sur leurs réelles intentions face aux aspirations de Lamuka, ils viennent de se dévoiler entièrement avec la nouvelle course à la mangeoire reformulée sous le label de l’Union Sacrée pour le Congo. Le fait de ne pas questionner ouvertement leur place dans la plate-forme hypothèque, voire enlève, crédibilité, confiance et attraction à toute autre démarche de Lamuka. Quand on sait dans quelles circonstances le régime s’est mis en place, que l’on juge les actes posés et que l’on évalue son bilan, la requalification de la majorité de gouvernement ou le remplacement du deal d’hier par une nouvelle coalition ne font que confirmer la continuation de la même et ignoble usurpation, curarisante de toute œuvre de Libération du Congo. Aussi, Bemba et Katumbi doivent-ils à présent tirer toutes les conséquences de leur ouverte allégeance au receleur et usurpateur Tshilombo en démissionnant eux-mêmes de Lamuka ! Sinon, un Congrès de la plate-forme, sur base d’une initiative populaire, pourrait permettre de la restructurer de manière démocratique et lui conférer encore plus de visibilité et de légitimité.

 

Eclairage,
Chronique de Lwakale Mubengay Bafwa

Avis et considérations exprimés sous cette rubrique n’épousent pas nécessairement les positions officielles de la Convention des Congolais de l'Etranger (CCE) ; dont l’auteur ci-dessus n’est d’ailleurs plus membre.