A Bruxelles, en particulier, ou en Belgique, de manière globale, Tshilombo a longtemps semé dans les sillons de la friponnerie. Ce sont donc les mêmes pratiques qu’il reproduit logiquement, voire instinctivement, dans le champ politique ; d’autant qu’il y a été quasi automatiquement propulsé. Dès lors, les deals, surtout les plus sordides, font partie de ses schèmes d’action, de sa routine, et chaque pacte lui offre l'occasion, en malingre voltigeur, de se livrer à son irrésistible propension à la roublardise...

Depuis qu'il est en âge de travailler, Tshilombo est un garnement, qui s’est davantage illustré comme un ingénieux adepte du grenouillage, de la magouille, d'affreuses malversations...

La Libération du Congo est d'une urgence absolue !

Depuis 1996, voire plus tôt encore, le peuple congolais est massacré chaque jour comme des mouches. Il est impérieux et urgent de faire connaître au monde entier la barbarie dont sont victimes les Congolais, exiger la justice et nous organiser nous-mêmes pour engager un processus concret de libération pour extraire notre peuple de la plus atroce occupation sous le joug duquel notre peuple croupit depuis des lustres...

Vers le cul-de-sac d’un kamikaze roublard trop pressé !

https://www.youtube.com/watch?v=EGh57gy7lHU

D'un deal à l'autre, de la roublardise à la trahison, vers le cul-de-sac d’un impénitent filou !

Pions de la terrifiante main mise sur le Congo, maillons de la chaîne mafieuse qui a institué l’Occupation asphyxiante du Congo sous traitance rwando-ougandaise, Hyppolyte Kanambe, le parrain, et Félix Tshilombo, son filleul, se disputent désormais ouvertement le leadership visant les pleins pouvoirs pour diriger le Caporegime congolais. Simple diversion sciemment planifiée ou rivalité effective avec la bénédiction ou le laisser-faire à dessein du Boss Paul Kagamé, toujours est-il que cette théâtralisation a réussi à reléguer les problèmes publics majeurs au second plan ou les a carrément occultés, asphyxiés voire complètement noyés. Car, le feuilleton a de quoi électriser la partie discrète du peuple. Lorsque Hollywood réussit ses meilleures réalisations, à l’instar de Dallas, série télévisée de 1978, la fiction escamote parfois la réalité. Même si l’issue de la pseudo confrontation ne laisse guère place au suspens, les brillants scénaristes du thriller ont réussi à insérer dans leur scénario des combinaisons d’intérêt et de peur si palpitantes qu’elles captent passionnément l’attention.

Pouvait-il en être autrement ? Depuis qu'il est en âge de travailler, Tshilombo est un garnement, qui s’est davantage illustré comme un ingénieux adepte du grenouillage, de la magouille, d'affreuses malversations dès que quelqu’un commettait l’erreur de lui confier une charge de gestion, voire de rageantes rapines dans différents milieux où il s’est établi à plus ou moins long terme. A Bruxelles, en particulier, ou en Belgique, de manière plus globale, il a longtemps semé dans les sillons de la friponnerie. Ce sont donc les mêmes pratiques qu’il reproduit logiquement, voire instinctivement, dans le champ politique ; d’autant qu’il y a été quasi automatiquement propulsé. Dès lors, les deals, surtout les plus sordides, font partie de ses schèmes d’action, de sa routine, et chaque pacte lui offre l'occasion, en malingre voltigeur, de se livrer à son irrésistible propension à la roublardise. Le tort de nombreux arnaqueurs, aux yeux du public et de la justice, c'est de ne pas voir suffisamment l’enchevêtrement des conséquences à court, moyen et long terme de leurs forfaitures. Souvent, dès qu’ils sont coincés, la chute est vertigineuse et irréversible. Ainsi, d’un deal à l'autre, malgré l’expertise assurée d’entortiller les autres, l’impénitent filou risque néanmoins de se retrouver finalement démasqué et confronté à une méfiance généralisée : le crépuscule se conjecture alors. Si ce feuilleton politique se dénoue ainsi, Tshilombo aura donc passé de l’usurpation à l’éclipse ; sans avoir pu apprécier les saveurs d’un véritable propre règne. Il aurait pu se régaler d’une phase de transition ; s’il s’était montré moins gourmand, moins prévaricateur et plus entreprenant ; en portant notamment le masque de bâtisseur de la démocratie, de l’Etat de droit et, s’inspirant du leitmotiv de son père, le peuple d’abord, du progrès. Mais, à voir comment il réussit à opposer et à diviser les hommes et les institutions, téméraire qui conjecturerait avec assurance le triomphe d’un camp. Dans un sens comme dans l’autre, tout est encore possible…

https://www.youtube.com/watch?v=zuY59-aEaLA&feature=emb_title

La surprise de Genève et la mauvaise gestion de la frustration face à un échec exhérédant !

Le processus débouchant sur le deal secret entre Kanambe, l’initiateur, et Tshilombo, le conquis, a commencé bien en amont de ce qui va se passer concrètement dans la célèbre ferme de Kingakati et a été négocié en divers autres milieux ; dont Kigali et Kampala. A Genève, Tshilombo avait la charge de couronner en apothéose la mission amorcée par Kamerhéon et Moïse Katumbi : celle de ramener enfin tous les principaux acteurs politiques congolais en lice à la mangeoire. Il était lui-même convaincu de ses capacités à y parvenir et en avait donné des assurances en guise de monnaie de change en vue d’un partage de pouvoir. Malheureusement pour lui, plus tacticien que lui, Fayulu a réussi à déjouer la machination ourdie de longue date dans les expertes officines du Tutsi-power. L’échec fut immense et aux conséquences gigantesques aux yeux du collabo encore masqué. Sa frustration fut titanesque ; car, l’idée de perdre son super marché à ce moment-là du processus n’était simplement pas envisageable. D’où l’imprévue pirouette du reniement précipité de sa signature sous l’impulsion de Kamerhéon et la campagne de discréditation contre l’Accord de Genève !

De la fausse confiance et de la naïveté toute feinte à Nairobi !

Depuis la surprise et l’échec déshéritant à Genève, il a été signifié au filou Tshilombo qu’il n’a plus grand’ chose à proposer en échange des promesses de partage de pouvoir au sommet de l’Etat congolais et se voit lui-même contraint à une alliance de compensation avec Kamerhéon. Mais, en roublard aguerri, Tshilombo s’efforcera à dissimuler momentanément rancœur et méfiance qu’il entretient à l’égard du bénéficiaire de l’Accord de la Cité de l'Organisation de l’Unité Africaine (OUA)i. Autant le fripon est allé à Genève avec assurance et détermination de conclure un accord à utiliser à ses propres fins, autant il n’accepte l’Accord de Nairobi qu’avec claire certitude de ne pas le respecter à terme. C’est dire que pour Tshilombo, son parti, Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), ainsi que lui-même ne soutiendront jamais à la conquête du pouvoir celui qui a humilié Etienne Tshisekedi en 2011. Néanmoins, c’est bien à dessein stratégique que le roublard accepte des concessions temporaires pour franchir les étapes dictées par les circonstances. Le sort de l’Accord de Nairobi et de Kamerhéon lui-même étaient scellés dès le départ dans le plan de Tshilombo.

Naïveté, gratitude et vive effusion d’affection stratégiques à Kingakati !

D’aucuns ont présenté Tshilombo et disserté sur lui en le réduisant à un traître sans perspective ni grandes ambitions. Force est désormais de réviser certaines de ces considérations en les relativisant au profil que dévoile de plus en plus le personnage : aigrefin et abusivement naïf pour gagner perfidement la confiance ; qu’il ne mérite pas. Ainsi, l’illustre invisible deal secret de Kingakati est un entortillant marché de dupes ; où chaque partie compte sur la supériorité de ses prouesses pour espérer surprendre l’autre dans ses traquenards. Corrélativement au tempérament de chaque personnage, chacun joue à la mystification de manière assez différente. La finesse et la discrétion pour Kanambe ; l’étalage grossier de la naïveté, les grandiloquents discours pour exprimer sa gratitude ou remercier ainsi que vive et ronflante effusion d’affection chez Tshilombo. Qui aura donc le dernier mot en atterrant l’autre ? La finesse et la pondération dans l’agir émergent comme atouts supplémentaires dans cet affrontement multi-dimensionnel. Mais, elles s’avèrent également comme des rétributions additionnelles et déterminantes qui, cependant, semblent faire défaut à Tshilombo. Un handicap à même de peser lourd dans l’épilogue ultime de la confrontation.

https://www.youtube.com/watch?v=kJOi5wnvyrQ&app=desktop

Vers le cul-de-sac pour un kamikaze un peu trop pressé !

En effet, dans cet affrontement tactique de plus en plus rude, les dernières péripéties, la nomination cavalière des juges, le forcing dans la prestation de serment des juges de la Cour constitutionnelle, le blocage des réunions régulières du conseil des ministres, l’initiative controversée des provocatrices consultations présidentielles à issue hasardeuse, semblent à même de donner un large avantage à Kanambe. Tout concoure à démontrer que, non seulement Tshilombo a pêché par manque de finesse dans l’art d’aborder publiquement les crises de gestion gouvernementale ; mais, en plus, il semble avoir ouvert trop tôt ses hostilités ; avant même de s’assurer l’acquisition d’atouts minimaux de combat. Ainsi, sur le plan politique, s’il s’avère incapable de retourner la majorité numérique au Parlement, il se verra désormais exposé à la merci de celui qui détient cette majorité et la gère à sa guise. Alors que sa propre sécurité physique reste tributaire des rapports de forces dont il est bien loin de saisir les méandres, ni d’influencer.

Quoiqu'il en soit, la spirale d’animosités, d’agressivités et de règlement des comptes semble prestement lancée. Hasardeux d’oser vaticiner avec assurance à qui reviendrait le dernier mot, la victoire définitive en évinçant l’autre ! À première vue, discrètement coachée par le tout puissant Kagame, Kanambe semble savoir où il va et a plusieurs cordes et plus d'atouts à son arc que ne saurait le prétendre parallèlement le camp d'en-face. Manifestement réduite à l'improvisation et à ne compter que sur la toute-puissance de la fonction présidentielle, Tshilombo semble acculé à la quête d’échappatoire de survie. Et si le président nommé est encore en vie et opérationnel, c’est parce qu'il est encore utile et bon pour servir de bouclier à ses mandants. Son compte pourrait être réglé à tout moment ; dès que ses commettants s'assureront de pouvoir se passer de lui.

Peuple d’abord ! Fatshi béton ! Gare au miroir aux alouettes !

Dans une certaine imagerie populaire congolaise, nombreux sont ceux qui ont regardé avec vive envie, voire jalousie, l’entourage de Mobutu. Hier, c’est le copinage avec Kanambe qui a exercé la même attraction sur bon nombre de Congolais. Aujourd’hui, le point focal de la fascination et de la quête de la complicité opportuniste s’est déplacé vers la camaraderie et la proximité avec Tshilombo. Insolite jusqu’à l’hallucination, l’engouement abracadabrantesque pour les consultations présidentielles d’octobre et de novembre 2020 confirme cette perception d'optique. Cependant, si Mobutu était à la recherche d’alliances et de leur constante régénération pour étendre et asseoir sa domination, et que Kanambe, pénalisé par un énorme déficit de popularité, restait constamment en quête des collabos pour gagner en légitimité, les préoccupations de Tshilombo semblent bien ailleurs : se servir d’abord et caser en priorité sa famille ainsi que ses copains. Malgré l’afflux d’illustrations décevantes, beaucoup se précipitent encore aveuglement aux portillons. Que des rêves risquent encore de se briser contre ce miroir aux alouettes ! Et il y a surtout des écueils plus graves et plus tragiques encore : la faillite de l’Etat, l’implosion de la Patrie, la ruine du peuple.

Les exemples sont légion ! En effet, préoccupé par son ventre, son porte-monnaie, l’enrichissement de sa famille et de ses copains, Tshilombo a démontré à suffisance que ses priorités sont ailleurs que dans les périls collectifs ci-dessus. Aux yeux du président nommé, ces nobles combats patriotiques ont même déjà beaucoup perdu au change au profit d’ambitions personnelles et court terme. Que l’on se souvienne du sort que le président nommé a toujours réservé aux martyrs de la Nation dans ses différents discours les plus solennels, surtout lorsqu’il s’est retrouvé en présence de ses puissants commanditaires ou dans leurs lieux symboliques, comme à Kigali, à l’instar de cette historique le lundi 25 mars 2019 devant le mémorial du génocide rwandais en marge de sa visite au Rwanda ! Et le collabo Tshilombo dispose en ce moment des capacités énormes de nuisance. La Libération du Congo est donc désormais une urgence impérieuse. Elle pourrait être possible, si notre combat patriotique change de cap. Il urgerait alors de nous fixer un objectif concret précis, d’adopter une stratégie cohérente et efficace dans son opérationnalité et d’accepter avec pragmatisme le leadership, qui s’impose à tous dans le contexte du moment. Dans les circonstances actuelles, si on veut être sérieux, celui-ci ne saurait revenir ni à Boketshu wa Yambo, ni à Odon Mbo, ni à Honoré Ngbanda et encore beaucoup moins au sous-traitant de Museveni, Jean-Pierre Bemba, ou au sous-traitant de Kagamé, Moïse Katumbi. Par ses capacités intellectuelles avérées, par la constance séduisante qu’il n’a cessé d’afficher dans son parcours politique et par l’aura, dont il est détenteur depuis sa brillante et mémorable campagne électorale à la présidentielle de 2018 et auréolé par un somptueux plébiscite à plus de 62 % des votants, Fayulu s’impose avec maestria en leadership du patriotisme congolais authentique. Il peut largement fédérer…

 

Eclairage,
Chronique de Lwakale Mubengay Bafwa

Avis et considérations exprimés sous cette rubrique n’épousent pas nécessairement les positions officielles de la Convention des Congolais de l'Etranger (CCE) ; dont l’auteur ci-dessus n’est d’ailleurs plus membre.

i. Issu du Dialogue de la Cité de l'OUA, du 7 septembre 2016 au 18 octobre 2016, avec l’ancien Premier-Ministre Togolais, Edem Kodjo, dans le rôle de facilitateur international.

 

 

 

Même le déficit d'instruction ne saurait justifier l'énormité du mal que Tshilombo a fait au peuple congolais !

Le "Deal" de Félix Tshilombo coûte trop cher au peuple congolais et restera dans l'histoire comme le pire égarement d'un citoyen à l'encontre de sa propre patrie, de son propre peuple !