La capitulation d'Honoré Ngbanda illustre, si besoin était, la dureté de la Résistance !

En rejoignant les occupants et leurs collabos, le Président national de l’APARECO jette un énorme discrédit aussi bien sur sa personne que sur toute la Résistance !

Face au Coronavirus, lorsque la Résistance congolaise se trompe lourdement de combat

Face au Coronavirus, lorsque la Résistance congolaise se trompe lourdement de combat !

Le combat contre Coronavirus sera « un marathon » ; dont, à ce jour, personne ne saurait nous dire avec certitude le dénouement ou ce qui nous attend réellement. Contrairement au Congo, où les gens survivent au jour le jour et sont sous-équipés, la Chine et la Corée du Sud, pays hyper équipés et s’appuyant sur des peuples naturellement très disciplinés et sur-responsabilisés, ont réussi à contenir la pandémie par des stratégies de confinement draconien. Ailleurs, entre les restrictions strictes des rapports sociaux opérées brutalement par l’Italie et la persévérance suédoise dans la relaxe, en passant par les hésitations du Royaume-Uni et les tâtonnements des Etats-Unis, toutes les chancelleries se sont mobilisées dans des stratégies différentes et avec des résultats sensiblement divergents. Difficile, pour le moment, de tirer des conclusions définitives sur un quelconque modèle de référence pour combattre efficacement la pandémie. Toutefois, plusieurs arguments viennent en soutien à la stratégie suédoise. Parmi ces démonstrations en faveur de l’approche suédoise, figure en premier lieu et, certes a contrario, l’échec du modèle italien. Parce qu’en Suède, la propagation de l’épidémie et les décès y afférents restent dans des proportions bien réduites sans le verrouillage du pays ; tel que pratiqué un peu partout ailleurs. Toutefois, le principal raisonnement à l’avantage du modèle suédois est à rechercher dans l’espoir de l’immunité collective contre le virus lui-même. Car, malgré l'évolution de l'épidémie de Coronavirus, la létalité reste basse en Suède et plusieurs personnes infectées n’ont pas développé la maladie, ni nécessité l’hospitalisation. La thèse de l’accroissement de l’immunité collective dans ce pays, au fur et en mesure que l’épidémie se répand, semble se confirmer…

Compte tenu des réalités pratiques au Congo, le modèle suédois semble le plus à même d’inspirer les stratégies les plus appropriées face à l’invasion du Coronavirus. La précipitation copiste sur les mesures de confinement plagiées sans discernement à la France par la ganache kleptocratie régnante sur le Congo tend à confirmer l’incurie, la prévarication et la paresse intellectuelle des usurpateurs endiablés, plus prompts à concevoir des scénarii de rétro-commissions qu’à rechercher des approches efficientes d’une gouvernance responsable. Toutefois, déjà redoutable comme défi pour les pays les mieux équipés et les gouvernements les plus aguerris au monde, le Coronavirus s’annonce comme un véritable cataclysme pour un pays qui accuse des siècles de recul sur les plans infrastructurel et sanitaire. En telles perspectives et pour le Congo sous-occupation et saigné à blanc depuis des lustres par le joug rwandais, avec déjà plus de quatorze millions de victimes décimées par une extermination savamment planifiéei, l’épidémie serait à prendre à contribution pour stopper le génocide et amener le peuple à la Libération.

Quelle aberration que de voir certaines figures de la Résistance appeler à faire bloc avec les occupants, les traîtres et les collabos comme pour entretenir l’imposture et l’Occupation. Aussi, avec sa subite reconnaissance solennelle des imposteurs et ses éloges paradoxaux aux prévaricateurs et génocidaires du peuple congolais sous prétexte de contexte de crise, force est de rappeler à Honoré Ngbanda ainsi qu’à tous ceux-là mêmes qui, jadis prétendaient constituer l’alternative à la mauvaise gouvernance, aspirer à redresser le pays et, surtout, à libérer le Congo de l’Occupation, que le pays est déjà en guerre depuis que ses frontières ont été violées et que le peuple a perdu sa souveraineté. On a dit souvent que la seule chose que nous enseigne l’Histoire est précisément que l’on n’en tire jamais aucun enseignement. Il est temps de voir enfin cet adage s’appliquer, mais a contrario, à la Libération du Congo. En effet, en 1812, les Russes mirent à contribution un hiver exceptionnellement rigoureux pour se libérer de manière inespérée de l’emprise napoléonienne ; dont la supériorité militaire était alors flagrante. A l’instar des Russes, pourquoi la Résistance congolaise ne mettrait-elle pas aussi à contribution le Coronavirus pour libérer le Congo de l’occupation et du joug rwandais ? Les lignes et pages, qui suivent, se veulent à la fois une voix contre le circonspect appel des certains à une solidarité paradoxale avec l’ennemi et une quête de stratégies de libération dans le contexte d’une crise internationale à même de brouiller les cartes et de changer la donne sur le terrain des opérations.

Dans un malheur où il n'y a pas de remède, il n'en faut point chercher !

Effectivement, le Coronavirus a des rigueurs qu’a nul autre pareil. Rome, Paris, New York ou Genève ont beau cherché à le contenir et à le neutraliser, les fidèles de toutes les religions l’ont beau imploré avec leurs pieuses prières, cruel qu’il est, il se bouche les oreilles, tue d’innombrables innocents, sème la panique et laisse plusieurs familles en désolation. Si Romains, Parisiens, New-yorkais ou Genevois, dans leurs superstructures huppées sont sujets faciles à sa détermination, que peut lui opposer le pauvre Congolais en sa fragile cabane de Kinshasa ou de ville-village de l’intérieur du pays ? C’est pourquoi, parce qu’il est trop tard pour prendre adéquatement les mesures idoines pour faire face à l’épidémie, qu’il faut assez de discernement pour l’accueillir avec résignation, philosophie consolatrice et réalisme apaisant.

Invasion du Coronavirus met l'oligarchie kleptocrate devant ses responsabilités

Depuis la neutralisation politique et physique de feu Laurent-Désiré Kabila, le régime postérieur n’a donné que des signes de destruction du pays et d’extermination des Congolais. En plus du génocide largement avéré - plus de 14 millions de victimes - la crise du Coronavirus va s’abattre sur un pays sans infrastructure, sur une population croupissant en dessous du seuil de la pauvreté, soumise à des conditions de vie infrahumaines ; mais, corrélativement, aussi sur une oligarchie régnante se vautrant dans un luxe dantesque, ostentatoire, effréné. Le virus frappera de manière largement et cruellement différenciée les habitants du Congo qu’à nulle part ailleurs pareil. La naïveté et la manipulation, c’est selon, consisteraient à évoquer l’ennemi commun et enfumer les déshérités à accepter avec grâce des mesures coercitives destinées à servir des boucliers aux nantis se prélassant allègrement en villégiature.

Toutes ces belles âmes de toute la classe politique, tous les courants compris, surtout certains récents opposants, parce qu’ils ne sont plus aux affaires, qui nous invitent à mettre une sourdine aux débats politiques, à cesser de réfléchir, pour faire pleinement confiance à des imposteurs, ceux qui, après avoir eux-mêmes aussi longtemps rivalisé dans l’enrichissement personnel, ont cru malin de nous aveugler en proclamant qu’il fallait recourir à un front uni, si on veut efficacement faire face à l’épidémie, devraient susciter, chez le peuple dépouillé, un accès d’indignation pour désigner massivement les responsables de l’injustice et de l’inacceptable. La crise du Coronavirus est donc une belle occasion à saisir avec sagacité, pour mettre l'oligarchie kleptocrate devant ses responsabilités et exiger réparation ; sinon, renverser tout ce système des jouisseurs, des traîtres et des collabos oligarchisés et reposant gaîment sur le précepte des droits et privilèges malhonnêtement acquis.

Pire qu’une aberration, l’appel à la solidarité avec les traîtres, les Occupants et leurs collabos est une affligeante capitulation !

Du Congo même, tout comme depuis la diaspora, des messages fusent pour prévenir le chemin de croix qui se dessine pour les Congolais de l’intérieur du pays dans cette tourmente générale face au Coronavirus. Dans cette panique généralisée, Honoré Ngbanda ne se scandalise pas à emporter dans sa gibecière toute l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO) pour rejoindre Jeannine Mabunda, Présidente de l’Assemblée nationale, et le dealeur Tshilombo, qu’il reconnaît enfin comme chef de l’Etat, pour constituer un nouveau front de salut public ; qu’il ne s’offusque pas à désigner par des termes historiquement connotés d’« Union Sacrée ». En rejoignant ainsi solennellement les occupants, traîtres, collabos et génocidaires avérés du peuple congolais par la complicité du discours, siège de la symbiose politique, le Président national de l’APARECO n’annonce pas l’armistice ; mais une véritable capitulation à un moment crucial pour la Libération, avec tout ce qu’elle implique d’accablant opprobre et de maudite servitude déjà assez largement endurés. Si l’APARECO est un rassemblement de vaillants patriotes et de démocrates éclairés, la démission de son président s’imposerait sans atermoiement.

Mais, les inconditionnels du Terminator, en bons moutons de panurge, n’ont certes pas trouvé à redire à cette énième sortie démoralisante de leur gourou. Par contre, on imagine aisément combien d’autres Patriotes, les vrais Résistants, surtout parmi les jeunes générations, ont pu se sentir trahis, perturbés, déstabilisés et médusés par un tel brutal revirement. Ils sont à consoler, à soutenir et à remobiliser. Nous tenons d’abord à leur rappeler qu’il en est toujours ainsi avec de grands mouvements de résistance, surtout lorsqu’ils s’étalent dans la durée et souffrent de dénuement. Ils s’exposent alors aux aberrations souvent passagères, certes ; mais ils subissent parfois des découragements, des trahisons et des désertions. Les plus braves sont ceux qui visent et croient en la victoire finale. C’est pourquoi on les appelle héros.

L’histoire du Congo est émaillée de multiples figures, qui se sont illustrées par leur héroïsme. Même dans notre histoire toute récente, la liste aux noms vaillamment évocateurs, serait interminable : généraux de l’Armée Félix Mbuza Mabe Nkumu Embanze, Lucien Bahuma, le chef d'État-major Dieudonné Kayembe Mbandakulu Tshisuma, le Colonel Mamadou Mustafa Ndala, Thérèse Kapangala, Rossy Mukendi Tshimanga, Hussein Ngandu, Erick Boloko, Luc Nkulula, Armand Tungulu, Floribert Chebeya, Fidèle Bazana, Laurent-Désiré Kabila et tant d’autres… Il n’y pas de raison de penser que cette riche source ait spontanément tari. De nouveaux brillants esprits, rejetant radicalement la capitulation et redoutant l'asservissement, existent donc quelque part et sont en quête de réorganisation pour laver le Congo de l’humiliation rwandaise. Nous les avons en point de mire pour les rassembler et leur donner les occasions de s’illustrer en immortels héros à leur tour. C’est la priorité de 2020 ; solennellement proclamée année de Libération du Congo.

Toute quête auprès des Congolais pour pallier l’incurie des prévaricateurs est une absurdité !

Appeler les Congolais indistinctement à la solidarité nationale face au Coronavirus c’est laisser croire que celui-ci menace, dans ce pays, tout le monde de la même manière. Tel est bien loin d’être le cas. Ceux, qui détournent les deniers publics par millions au fil des journées, ont largement des équipements et des provisions pour se mettre gaiement au vert pendant de longues périodes. Alors que le confinement du peuple souverain démuni de tout peut s’apparenter, si on n’y prend pas garde, à un véritable homicide. Faut-il accepter le confinement coercitif et s’exposer à la mort certaine de faim ou prendre le risque calculé de peut-être succomber, certes en moindre proportion, mais ou survivre également en affrontant le virus par nécessité de survie quotidienne ? Ceux qui, dans un pays déstructuré, tel que le Congo, où la majorité de la population est laissée à l’abandon, prêchent le confinement volontaire ou imposé, sont des complices de la prévarication dont ils souhaitent le statu quo. Sous une forme ou sous une autre, ils doivent viser leurs dividendes au bout du compte. Mais, plus grave encore consiste à solliciter, de ces Congolais appauvris et en mode de survie, à l’intérieur tout comme à l’extérieur du pays, des apports financiers pour pallier l’incurie des prévaricateurs trônant scandaleusement dans l’opulence. Coronavirus ou pas, si un effort financier peut être sollicité auprès des Congolais ; il le serait alors en faveur de financement de la guerre de Libération.

Heure de pousser au soulèvement populaire et à la Guerre de Libération a sonné !

C’est donc depuis une belle lurette qu’on évoque un soulèvement populaire au Congo. Certains ont même vu dans les manœuvres successives d’Hyppolite Kanambe Kazemberembe, alias Joseph Kabila, autant d’occasions rêvées de voir le peuple souverain martyrisé se révolter. On a même essayé de l’y pousser avec insistance soutenue ; mais rien, jusqu’à présent n’a pu se produire comme vivement escompté. Aujourd’hui, aidés par l’expertise des laboratoires hautement performants en stratégies politiques et en anticipation, Kagamé et ses acolytes locaux au Congo ont réussi à diviser le peuple congolais et à susciter de vives tensions intercommunautaires jusqu’à leur paroxysme en alléchant la mégalomanie des certains avec les prérogatives des pouvoirs purement nominaux ou en appâtant le goût de la somptuosité des autres avec des miettes de leurs opulentes bourses. Aussi, a-t-on eu l’impression que l’espoir d’une grande révolution populaire contre l’Occupation s’est-il progressivement effrité et, probablement, envolé pour toujours. A quelque chose malheur est bon, dit-on ; et cette maxime peut parfaitement s’appliquer pour le Congo dans le contexte actuel de la crise au Coronavirus en cours.

Car, il faut voir dans la guerre contre cette épidémie ravageuse un facteur à même de ressouder et remobiliser le peuple, machiavéliquement divisé et chosifié par le joug rwandais et l’oligarchie prévaricatrice, pour mettre, avec fatalisme et réalisme opportunément calculés, la crise à contribution dans la perspective libératrice longtemps recherchée. En effet, c’est dans cette visée que nous lançons un vibrant appel à constituer, le plus tôt possible, immédiatement serait encore mieux, une structure concrète de Libération et à en amorcer des actions tangibles sur le terrain. Dans cette optique, une échéance s’impose en point de mire : il faut que quelque chose bouge de manière palpable au 30 juin 2020, au plus tard. Une vision et une option qui rejoignent respectivement l’Appel du Coordonnateur en exercice de Lamuka, Adolphe Muzito, lorsque dans son discours de prise de fonction, il invitait solennellement les Congolais à la guerre contre le Rwanda, ainsi que le Discours sur l’état de la Nation du Président élu, Martin Fayulu, décrétant 2020 Année de la Libération du Congo. L’heure a donc sonné d’organiser cette Libération et d’agir.

A l’instar du Général de Gaulle, ce 18 juin 1940 depuis Londres, laissons la capitulation et la défaite définitive à Ngbanda et ses compagnons, adeptes de la résistance symbolique. Restructurons-nous donc pour sauver les Congolais de l’extermination, sortir le Congo de la servitude et redonner enfin liberté, fierté et épanouissement à nos chers enfants et descendants. La crise du Coronavirus nous en propose l’occasion. Il faut savoir saisir les opportunités ; lorsqu’elles se présentent.

Eclairage,
Chronique de Lwakale Mubengay Bafwa

 

iDans « Rwanda, la vérité sur l'opération Turquoise : Quand les archives parlent », de Charles Onana, Collection "Interférences", Editions du Toucan, Paris, 30 octobre 2019, Broché, 667 pages.

Lorsque Honoré Ngbanda appelle à une affligeante capitulation et fait allégeance !

La Résistance, finalement, est une dure épreuve. Honoré Ngbanda, par exemple, vient de consentir à une capitulation vile et déshonorante ; parce qu'il vient de proposer rapprochement et conciliation avec Occupants, leurs collabos et traîtres à la Nation congolaise.