Reconnaissance du Génocide des Congolais

Conférence de promotion à Nuremberg, du 2 au 3 novembre 2019

y a-t-il vraiment eu un génocide au Congo ? Contrairement à Martin Fayulu Madidii, Tumba Shango Lokoho, pourtant congolais d’origine et professeur d'histoire à la prestigieuse université Paris-Sorbonne, répond par la négative. Chacun appréciera ses savantes explications en appui à sa surprenante réponseii. Toutefois, en 1998, on estimait déjà à plus de 6 millions, les victimes de la Guerre d’agression rwando-ougando-burundaise contre le Congo. Qu’on se rappelle l’enfer de Tingi-Tingi, où le sadisme de la barbarie inhumaine tutsi, délibérément planifiée, avait dépassé les limites de la plus horrible des fictions hollywoodiennes ! Depuis 1996 jusqu’à ce jour, ces tueries, d’une ampleur inouïe et d’une cruauté pétrifiante,se poursuivent obstinément et facétieusement dans ce pays ; au point qu’on évalue désormais à plus de 14 millions, le nombre des victimes de l’ambition impérialiste tutsi dans la région des Grands-Lacs et, plus spécifiquement, sur le Congo. Professeur Shango, pourquoi alors autant de massacres dans ce seul pays ? Du jamais vu dans toute l’histoire de l’humanité ! Si le but consistait à faire main basse sur les richesses du Congo, Kagamé, Museveni et leurs complices en ont dorénavant plus que Léopold II en avait amassé et leurs familles sont à l’abri de l’indigence et tranquilles sur plusieurs générations, sinon à vie. Alors, s’ils continuent à tuer les Congolais, c’est pour anéantir définitivement ce peuple et s’emparer irrémédiablement de ses terres. Faut-il un dessin ? L'intention préméditée et délibérée d'exterminer systématiquement une population, un groupe de personnes - plusieurs observateurs de terrain l’ont relevéeiii - est bien manifeste.

Le 13 novembre 2015, la France et le monde ont été traumatisés par les attentats islamistes ; elle ne s’en est toujours pas remise… Ce qui se passe en Birmanie, en Palestine, en Syrie ou au Yémen ébranle l’univers et la solidarité s’organise, avec l’appui médiatique et politique international, pour le stopper. Pourquoi la mère de toutes les horreurs se déroule depuis des décennies au Congo dans l'indifférence générale ? 14 millions de morts, c’est plus que la population de l’ancienne métropoleiv : tout le bien renommé Royaume de Belgique entièrement décidé ! Comment l’imaginer ? Faut-il rappeler que sous Léopold II, l'État indépendant du Congo (E.I.C.) avait déjà été saigné à une fourchette approximativev ! A quand donc la reconnaissance des Génocides des Congolais ? La conférence internationale en vue de la Reconnaissance du Génocide en cours au Congo, à Nuremberg, du 2 au 3 novembre 2019, tombe donc à pic. Elle pourrait inaugurer un processus alléchant et riche en virtualités de lobbying. Mais, c’est d’abord aux Congolais de concourir à la réussite de cette prime initiative par une affluence conséquente. A l’instar du cinéaste belge Thierry Michel visur le glorieux podium onusien, à Genève, ou du Docteur Denis Mukwegevii à la prestigieuse tribune du Prix Nobel de la Paix, à Oslo, profitons de l’occasion pour exiger, hic et nunc, la réouverture du Rapport du Projet Mapping pour en tirer toutes les conséquences qui s’imposent. Le jeu en vaut vraiment la chandelle ; car, la Reconnaissance du Génocide des Congolais est inéluctablement au bout de cette démarche. Elle peut même déboucher sur d’autres résolutions non encore prospectées. Alors, mobilisons-nous, dès le 2 novembre 2019, massivement et résolument. Il faut même accélérer  tout le processus englobant, in fine, la Libération totale du pays. Car, par son sulfureux deal avec Tshilombo, le Tutsi-power n’a plus en point de mire que la liquidation définitive de notre Mère-patrie. Les signes en sont légion ; il suffit de suivre l’expert Jean-Jacques Wondo Omanyunduviii pour s'en convaincre. Toutefois, l’essentiel, finalement, c’est de ne pas y arriver trop tard. Un autre sort, plus prospère pour le Congo, est à ce prix...ix

Par la Reconnaissance du Génocide des Congolais, vers la Libération du Congo !

Y a-t-il une corrélation entre la dénonciation des carnages en cours au Congo et la quête de la Libération de ce pays du joug esclavagiste sous lequel il croupit depuis plus d’une vingtaine d’années ? Ceux, qui nous lirons jusqu’au bout, sauront comment neutraliser ces politiciens véreux - qui ont mis tant d’ingéniosité et d’astuces pour camoufler une expédition colonisatrice, d’une horreur inouïe sur les populations autochtones, dont les terres ancestrales ont été arrachées en vue de l’exploitation sans retenue des ressources naturelles, sans le moindre égard aux propriétaires - peut changer la donne politique dans la région des Grands-Lacs. En effet, depuis la Première Guerre du Congo, octobre 1996, le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi se sont rendus coupables des violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire sur le sol congolais. Pourtant, ce sont les génocidaires avérés de ces pays agresseurs qui ont la cote dans de hautes sphères des institutions internationales et chancelleries des grandes puissancesx. Reconnaître le Génocide des Congolais, c’est dévoiler les vrais visages de ces criminels devant l’opinion publique, exiger la justice pour les victimes et mettre la communauté internationale devant ses responsabilités. Du 2 au 3 novembre 2019, exploitant le riche passé de l’ancienne métropole impériale, religieuse et judiciairexi, pour sensibiliser l'opinion sur les atrocités les plus graves depuis la Deuxième Guerre mondiale, perpétrées au Congo du regretté Patrice-Emery Lumumba, la Conférence de Nuremberg prend ainsi le pari de sortir le drame congolais de l’omerta, qui l’a toujours asphyxié, et ouvre la voie inédite à un combat médiatique, politique et diplomatique entre les protagonistes de la région.

Enfin, dirions-nous avec espoir et optimisme, une initiative tactiquement subtile, une action concrète et, corrélativement, une prise de conscience réaliste face à la complexité et à l’âpreté de la lutte de Libération dans un contexte international autant envahissant, coinçant, qu’ambigu pour le Congo. De manière résolue, promouvoir la Reconnaissance politique et universelle du Génocide des Congolais, en parallèle à d’autres formes de bataille, voilà qui s’avère un pied de nez, à même de démolir des tissus de mensonges machiavéliquement et froidement échafaudés, ici et là, pour dissimuler la destruction en règle et méchante d’une paisible nation ; en visant, à terme, sa disparition totale par extermination de son peuple pacifique. Malgré les incohérences, les inconstances et les trahisons quasi caractéristiques chez les Congolais, la Conférence de Nuremberg déclenche néanmoins un processus susceptible de changer les rapports diplomatiques sous-tendant les équilibres géopolitiques régnant actuellement dans la sous-région des Grands-Lacs et est encore plus à même d’altérer, si les Congolais se mobilisent comme il se doit, plusieurs rapports bi et multilatéraux entre le Congo et les grandes puissances de ce monde.

La volonté d’engager la guerre de la vérité au niveau international !

Que se passe-t-il réellement dans la région des Grands-Lacs ? Grâce à une propagande machiavéliquement et brillamment menée, l’opinion publique mondiale s’est profondément apitoyée sur le triste sort infligé à la minorité Tutsi du Rwanda et les chancelleries occidentales ont rivalisé de célérité pour reconnaître le génocide des Tutsi rwandais. Point n’est besoin de nier, ici, ce qui s'est passé, ni de remettre en question le génocide rwandais. Mais, face aux multiples zones d’ombre, toujours non élucidées jusqu’à ce jour, force est de s’interroger sur la face cachée de la vérité officielle relative aux événements. La démarche est d’autant plus pertinente quand on regarde de près ce qui se passe aujourd’hui dans la région. En effet, si, suite au génocide, le Rwanda a connu l’alternance et s’illustre désormais comme modèle de « bonne gouvernance » ainsi que dans le rayonnement politique et diplomatique international ; corrélativement, les horreurs rwandaises se sont exportées dans des pays voisins, avec le pouvoir politique comme enjeu et l’implication très étroite du nouveau régime régnant sur le pays des mille collines. Le cas du Congo-Kinshasa est le plus flagrant ; d’autant qu’au fur et à mesure que le Congo tombe dans l’instabilité, l’anarchie et la désintégration, c’est le Rwanda qui prend le relais de la commercialisation des richesses congolaises. « Lorsque l'Histoire est à ce point truquée », martelait Pierre Péan, « la seule façon de reprendre le chemin de la vérité, c'est de la réviser »xii. Depuis, même si Péan n’a pas eu gain pour la cause qu’il a défendue, le doute s’est installée sur la vérité officielle imposée et les investigations relancées.

Le destin historique du Congo est sans pareil dans l’histoire de toute l’humanité. On dirait que si les terres congolaises sont bénites, avec des richesses naturelles incommensurables, c’est pour exposer leurs propriétaires aux convoitises, aux invasions et aux cruautés de tout genre. A la création de l'Etat indépendant du Congo, par décret suprême du roi des Belges en 1885, Léopold II s’appliqua à tirer le maximum de la substance de son domaine par des méthodes d’exploitation les plus cruelles de l’Histoire. Assujettis à des traitements pires que ceux imposés aux bêtes de somme, les Congolais sont soumis au travail forcé, réduits à l’esclavage, contraints à des tortures et aux mutilations lorsqu’ils ne peuvent pas ou plus répondre au rendement qu’on attend d’eux. Un véritable enfer, qui a décimé plus de 10 millions de personnes ; selon les estimations d’Adam Hochschildxiii. Ce qui s'apparente, en effet, à l’un des plus grands génocides du siècle. Malgré son aura, son rayonnement politique et son opulente fortune pour acheter des consciences et neutraliser les accusations, un groupe d’idéalistes, sous l’impulsion d’Edmund Dene Morelxiv, eurent le courage de dénoncer avec détermination cette cruauté jusqu’à contraindre le monarque mégalomane à changer des méthodes et à transférer son domaine privé à la colonisation belge.

Des « Morel », des humanistes et des idéalistes il y en a aujourd’hui beaucoup plus et beaucoup plus courageux qu’on pouvait en dénombre du temps de Léopold II. C’est pourquoi, si elle est bien organisée, la Conférence de Nuremberg a toutes les chances, par son objet, de susciter des vocations et d’attirer des partenaires à même de porter le débat et le combat à des niveaux insoupçonnés. Mais pour que cette rencontre inaugurale soit visible, audible et séduisante, l’affluence des premiers concernés est primordiale. Certes, il y a un génocide en cours au Congo et il remonte à plus d’une vingtaine d’années ; mais, combien de fois a-t-on vu la diaspora congolaise en masse dans des capitales occidentales pour dénoncer les faits ? Bien au contraire, à la manière de l’hôpital qui se moquerait de la charité, ce sont les tueurs tutsi qui ne s’offusquent pas à se plaindre publiquement d’être victimes d'extermination au Congo. La quête de la Reconnaissance politique et universelle du Génocide des Congolais et la Conférence de Nuremberg tombent donc à point nommé et la guerre pour la vérité sur l’origine et la responsabilité des fureurs et cruautés des Grands-Lacs est dorénavant ouverte au niveau international. Aux Congolais de prouver enfin qu’ils peuvent tenir dragée haute aux lobbies tutsi, voire mieux encore.

La peur de faire tomber des icônes !

Yoweri Museveni hier et Paul Kagamé davantage aujourd’hui sont encensés par les médias et les chancelleries occidentaux comme des archétypes de la bonne gouvernance et de la réussite politique à l’africaine. Mais, comment ces figures méphistophéliques de la région des Grands-Lacs sont-elles arrivées au pouvoir et comment font-elles pour s’y maintenir et rayonner dans le concert des nations ? Des révélations récentes ont démontré que les deux compères sont de même souche ethniquexv et que l’ambition d’un empire hima tutsi est peut-être un leurre historique, mais c’est une représentation idéologiquement située et politiquement activexvi. De là à la déstabilisation planifiée des autres pays de la région, du Congo plus spécialement, il n’y a qu’un pas qu’une littérature abondante et des rapports d’experts ont déjà franchi. Mais, en réalité, face à des colosses comme le Congo, que feraient Kagamé et Museveni sans substantiels apports techniques plus sophistiqués encore des puissants étrangers ? La littérature politique régionale lie l’ascension et le rayonnement politiques de Kagamé et de Museveni à des alliances démoniaques. Des allusions incisives sont faites aux intérêts économiques et aux enrichissements personnels éclaboussant de puissantes multinationales et des icônes encore plus emblématiques dans le concert des nations, telles que Bill Clinton et Tony Blair ; pour ne citer que ces deux-là. Ainsi, lorsqu’à l’instar du Rapport Mapping, des révélations sont sur le point de compromettre et souiller ces icônes, des forces, à la fois centrifuges et centripètes se liguent pour les étouffer.

Sortir la Résistance patriotique des errances sans lendemain !

Quelle est la meilleure recette pour conduire le Congo à la Libération ? Tour à tour, voire simultanément, les acteurs de terrain ont préconisé la Guerre de Libération, le soulèvement populaire, les élections démocratiques ou la médiation onusienne. La Guerre de Libération et le soulèvement populaire sont-ils vraiment à la portée des Congolais ? Force est de constater que, malgré des appels soutenus et des occasions stimulantes à répétition, les deux recettes n’ont jamais trouvé des meneurs pour les rendre opérationnelles. A cette panne logistique, s’ajoutent des hiatus techniques difficilement surmontables. En effet, ceux, qui exterminent les Congolais pour les déposséder de leurs terres ancestrales, ont aussi réussi à s’enrichir énormément, à s’armer lourdement et à tisser ou à acheter des partenariats solides avec des étrangers. Inversement, ceux, parmi les mobutistes, qui végètent dans la résistance, ont généralement dilapidé leurs fortunes et sont ruinés. Le rapport de force est tellement déséquilibré que la perspective d’une guerre de Libération, sans alliance et sans apport extérieur, se limite à une simple vue d’esprit et demeure une illusion. Il en est de même pour le soulèvement populaire dans les conditions actuelles de divisions et d’antagonismes violents et à fragmentation qui caractérisent la communauté nationale congolaise. A ces handicaps internes, s’ajoutent la tiédeur et le silence de la communauté internationale face aux violations terrifiantes et continues des droits de l’homme dans le pays. Non seulement le régime n’a plus peur de tuer ; mais en plus, il en fait clairement la démonstration en plaçant les assassins attitrés aux postes clés et stratégiques de l’Administration publique. Le cas de Gentiny Ngobila au gouvernorat de Kinshasa est assez choquant et criant pour l’illustrer. Le message est un peu plus clair. Il sert à en dissuader plus d’un. Car, ce n’est pas l’appareil judiciaire, outil d'une justice de vainqueurs, qui inspirera confiance.

Quant aux élections et à la médiation onusienne, c’est depuis l’indépendance qu’elles s’apparentent plus à des scènes de distraction ou des voies d’étranglement qu’à des pistes sérieuses de solution. D’ailleurs, la génocidocratie régnante profite de chaque étape électorale pour étendre ses tentacules et se renforcer. Alors que l’ONU, depuis le cruel et obscur épisode Dag Hammarskjöld, associé à la couverture de l’assassinat de Lumumba, naïf est celui qui prendrait pour salutaire la présence onusienne au Congo.

Il en est souvent ainsi de la plupart des schémas de sortie de crise proposés par les acteurs politiques concernés eux-mêmes. Ils sont souvent tributaires des calculs politiques immédiats et permettent rarement de se projeter dans des perspectives plus longues. Pourtant, c’est probablement dans cette optique que les patriotes congolais peuvent opportunément construire leur stratégie de Libération. En cherchant à secouer l’opinion publique par des révélations à même de traumatiser et provoquer l’indignation, en misant sur la diplomatie de proximité, passant d’abord par la collaboration sur des sujets de consensus, moins générateurs des positionnements partisans, en ne visant qu’à terme des partenariats plus étroits, voire à géométrie variable, l’initiative de Nuremberg place subtilement la revendication de Reconnaître le Génocide des Congolais dans le processus global de Libération et se propose d’y aller par phases et par étapes à agencer minutieusement, rigoureusement et froidement. L’insolente réussite du modèle du Tutsi-power a fait bien d’émules ailleurs ; pourquoi donc pas au Congo ? Si des portes s’ouvrent en guise de partenariat, la phase ultime se solderait par un Gouvernement de Libération, doté d’un important Ministère de la Guerre ; de manière à décliner clairement orientation, mission et finalité du protocole.

Eclairage,
Chronique de Lwakale Mubengay Bafwa

Avis et considérations exprimés sous cette rubrique n’épousent pas nécessairement les positions officielles de la Convention des Congolais de l'Etranger (CCE) ; dont l’auteur ci-dessus n’est d’ailleurs plus membre.

i Martin Fayulu Madidi, candidat commun de la coalition « Lamuka » à l'élection présidentielle du 23 décembre 2018, il est plébiscité à plus de 62 % ; mais subit un putsch électoral des usurpateurs Kanambe et Tshilombo. Il reste néanmoins l’homme le plus populaire et le plus aimé par son peuple ; qui l’a Affectueusement surnommé Son Commandant : « Commandant du peuple ».

ii Tumba Shango Lokoho, professeur d'histoire à l'université Paris Sorbonne, intervention dans l’émission « Vrai ou fake », y a-t-il vraiment eu un génocide dans l'est du Congo ces 25 dernières années ? présentée par Antoine Fonteneau, https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/politique-africaine/a-vrai-dire-rdc-y-a-t-il-vraiment-eu-un-genocide-dans-l-est-du-congo-ces-25-dernieres-annees_3105003.html, TV5MONDE, lundi, le 17 décembre 2018.

iii Rapport du Projet Mapping, du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, concernant les violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la République démocratique du Congo, août 2010.

iv Soit une population de 11 413 203 habitants au 1er janvier 2019.

v Nous y reviendrons un peu plus loin et en détails dans le corps du texte.

vi Son poignant et puissant réquisitoire contre l’impunité à l’égard des génocidaires des Congolais devant la Commission des Droits de l’Homme des Nations-Unies, Session de mars 2016, Genève, 8 mars 2016, https://www.youtube.com/watch?v=jVML8RnUbu4.

vii Son émouvant plaidoyer pour les victimes du viol comme arme de guerre sur le territoire congolais, à la remise du Prix Nobel de la Paix 2018, Oslo, lundi 10 décembre 2018, https://www.youtube.com/watch?v=whsRdYLvMw4.

viii Jean-Jacques Wondo Omanyundu, expert et analyste des questions politiques et sécuritaires de la République à démocratiser du Congo (RDC) et de l’Afrique médiane. A suivre notamment sur TELE TSHANGU, émission T'LA DU 15.10 .2019 : « OFFENSIVE CONTRE LES ADF AVEC LES VOISINS AGRESSEURS : OPERATION CREDIBLE ? », Bruxelles, mardi 15 octobre 2019, https://www.youtube.com/watch?v=pNJD7U4fJHM.

ix Labor improbus omnia vincit !

x Tapis rouge pour Kagamé aux Forums économiques mondiaux et aux grands comptoirs des matières premières dont le Rwanda n’est même pas producteur, une Rwandaise à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) sous le forcing affligeant d’Emmanuel Macron, Président de la République française ; alors que le Rwanda a expressément supprimé le français comme langue officielle du pays.

xi Promue par Führer lui-même Capitale idéologique et Ville des sessions du Troisième Reich, Nuremberg fut choisie par les Alliés pour y juger, devant un tribunal militaire international, 24 hauts responsables et 8 organisations du régime nazi, dont la Gestapo et les SS.

xii Pierre Péan, commentant l’un de ses grands succès de librairie (best-seller), « Noires Fureurs, Blancs menteurs », aux éditions Mille et Une Nuits, Paris, décembre 2005, propos recueillis par le journaliste Vincent Hugeux.

xiii Adam Hochschild, dans « Les Fantômes du roi Léopold. Un holocauste oublié », Paris Belfond, 1998, 440 p.

xiv Edmund Dene Morel, écrivain, journaliste et homme politique britannique d'origine française, célèbre plus particulièrement pour sa lutte contre les sévices infligés aux Congolais au temps de l'État indépendant du Congo.

xv Professeur Yaa Lengi, dans l’émission « Echange » : Le Rwanda est un virus nuisible pour la région des grands lacs, avec les questions de Kerwin Mayizo, 5 juillet 2019, https://www.youtube.com/watch?v=zDzXlRFfcn8.

xvi Jean-Pierre Chrétien, écrivain et historien français, spécialiste de l'Afrique des Grands Lacs, dans une note à l'intention de la Mission d'information sur le Rwanda de l'Assemblée nationale française, Paris, 17 août 1998.

 

Conseil national de la Résistance Congolaise

Le Coordonnateur Général

CONFERENCE INTERNATIONALE EN VUE DE LA RECONNAISSANCE DU GENOCIDE EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO (C.I.R.G.C.)

 

COMMUNIQUE

Le Conseil National de la Résistance congolaise annonce au public, aux institutions internationales ainsi qu’aux organisations non-gouvernementales qu’il organise du 2 au 3 novembre 2019 à Nuremberg, en Allemagne, la premiere session de la “CONFERENCE INTERNATIONALE EN VUE DE LA RECONNAISSANCE DU GENOCIDE EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO”.

A titre symbolique et pour marquer l’histoire, ces assises se derouleront sur le lieu ou les Nazis ont été juge après la deuxième guerre mondiale à l’adresse ci-apres:

NIFA - Nuremberg fur Africa
C/o Caritas Pirckneim-Haus
Koningstrasse, 64
D - 
90402 Nuremberg

 

Les objectifs poursuivis par cette conférence sont:

  1. De rappeller a la conscience universelle que les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes de génocide sont imprescriptibles et doivent être impérativement juges et condamnés.

 

  1. De faire reconnaitre dans le monde entier dans toutes les instances internationales ainsi qu’aux sein des ONGs de défense des droits de l’homme, le génocide en République Démocratique du Congo.

 

 

  1. De travailler de concert avec toutes les organisations non-gouvernementales de défense des droits de l’homme ainsi témoins des atrocities, massacres et génocide commis par des armées étrangeres et leurs milices en République Démocratique du Congo.

 

  1. De récolter des données et des preuves évidentes d’actes de génocide commis par les ennemis de notre pays en vue de se constituer partie-civile aux fins de porter plainte contre les commanditaires nationaux et e étrangers y compris des multinationales auteurs des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes de génocide commis en République Démocratique du Congo.

 

  1. De constituer une jurisdiction pénale spéciale qui siègera à Kinshasa, en République Démocratique du Congo, en vue de juger tous ceux qui de loin ou de près ont enfreint les dispositions pertinentes du droit international public ainsi que de celles du droit international humanitaire.

 

  1. Demander réparation aux Etats, organisations internationales, aux multinationales ainsi qu’aux personnes morales ou physiques impliqués dans ce génocide dont le bilan s’élève à ce jour à plus de 15.000.000 d’innocentes victimes congolaises.

 

  1. Le Conseil National de la Résistance Congolaise en appelle et rappelle aux Nations-Unies, au Secrétariat Général des Nations-Unies, au Conseil de Sécurité des Nations-Unies, à l’Union Européenne, à l’Union Africaine et à toute autre organisation mondiale la portée du rapport Mapping d’octobre 2010 qui avait clairement établi, avec force detail , que la République Démocratique du Congo et le peuple congolais sont victimes d’un génocide sans précédent depuis la 2e guerre mondiale.

 

  1. C’est ici le lieu d’inviter cordialement les organisations de défense des droits de l’homme de participer activement à cette conférence. Des fiches d’adhésion seront mises à la disposition de tous ceux qui souhaiteront apporter leur contribution à cette conférence.

 

 

Fait à Lausanne, le 15 juin 2019.

 

 

 

Robert MBELO                                    Paul KAHUMBU NTUMBA
Porte- Parole                                       Coordonnateur General
du CNRC                                                         du CNRC