Génocide des Congolais fait partie intégrante du plan impérialiste des Tutsi !

Par un groupe informel, vers une Convention patriotique des Congolais !

L’heure grave, clament avec vive inquiétude Combattants et Résistants congolais ! Martelée de manière rageante par Boketshu Wa Yambo, ce profond cri de cœur a de quoi mobiliser le plus distrait, le plus impassible des Congolais. Mais, c’est désormais au quotidien que Wa Yambo s’évertue à râler sa vive indignation. Quiconque reste continûment impavide devant la gravité d’une situation aussi clairement et affreusement peinte par un communicateur hors pair, ferait alors preuve d’une inconscience inqualifiable ; sinon, d’une réelle frivolité. Toutefois, quelque persuasive que soit la conscientisation à laquelle se livrent brillamment aussi bien Boketshu que d’autres sensibilités d'écorché vif, l’impact de leur action sur la communauté congolaise grâce au micro-réseau web n’a que peu ou pas du tout d’effet sur l’issue réellement escomptée de la crise et, la solution idoine, pour sortir effectivement le Congo du gouffre, fait cruellement défaut jusqu’à ce jour. Avant qu’il ne soit trop tard, l’heure a sonné, pour ceux qui ont encore la fibre patriotique, de se faire violence pour rechercher d’autres recettes, sûrement, de dernière chance.

Sous l’inspiration et l’impulsion de la Congolaise, dressons nos fronts !

En effet, inspiré par l’hymne national, la Congolaise, et passionnément emporté par ces élans patriotiques exaltés dans ses tonalités, le « Groupe Rossy »i se veut une volonté informelle de rassembler les Congolais de tout bord pour pouvoir peser sur l’opinion publique internationale afin qu’elle force les décideurs politiques à :

  • faire stopper les viols au Congo ;

  • arrêter les tueries sur le territoire congolais ;

  • reconnaître le Génocide du peuple congolais sur ses propres terres ;

  • soutenir les initiatives congolaises en vue de Libération de leur pays.

A l’instar de la Conférence nationale Souveraine (C.N.S.), décréter l’illégitimité des institutions d’occupation et se donner les moyens de les dissoudre !

Déterminé à démystifier le mensonge officiel sur le drame congolais - l’« Ubwenge » rwandais notamment - et visant, en guise d’ultimes finalités, la Reconnaissance officielle et universelle du Génocide des Congolais, la Libération totale du Congo du joug des génocidaires ainsi que son corrélat, la réappropriation effective et totale par les Congolais de leur souveraineté, le « Groupe Rossy » entend déboucher sur des assises solennelles d’une Convention patriotique, susceptible, à l’instar de la Conférence nationale Souveraine (C.N.S.), de décréter l’illégitimité des institutions d’occupation et de se doter des moyens idoines pour les dissoudre. Qui, alors effectivement qui, pour servir de clef-de-voûte à cette ambitieuse et non moins révolutionnaire démarche à haute valeur patriotique, certes, mais aussi stratégique ?

Préalablement, s’assurer la caution des principales figures de proue de la Résistance congolaise !

S’appuyant sur un triomphe, désormais d’une évidence éclatante à plus d’un point de vue, les Tutsi peuvent, arrogance agaçante à l’appui, se moquer publiquement des Congolais en les collant moult affligeantes tares : idiotie, vésanie et impénitente jouissance étant les plus fréquentes. Néanmoins, à l’instar de Boketshu Wa Yambo ou d’Honoré Ngbanda, chacun bien entendu à sa manière, l’intelligence, l’imagination et la hardiesse des Congolais ne manquent pas d’exaltantes et touchantes illustrations. C’est donc parmi ces stars actuelles de la communication et de la mobilisation au sein de la communauté congolaise qu’il convient d’aller piocher les acteurs à même de jouer des rôles centraux ; dont dépendra la réussite de cette démarche. La priorité consiste, dans une prospection préliminaire, d’aller vers tous ceux auxquels s’identifient le plus aujourd’hui le patriotisme et la Résistance congolais authentiques. Ce qui implique, et cela va de soi, de solliciter d’abord et avant tout, la caution du Président élu de la République, Martin Fayulu Madidi.

Feuille de route pour une mission patriotique d’urgence !

Constitué dans le désarroi généré par l’effritement croissant de l’aura et du leadership du Président de la République élu mais, malhonnêtement dépossédé de sa victoire somptueuse et machiavéliquement accusé d’attiser le tribalisme, le « Groupe Rossy » espère s’appuyer sur des thèmes politiquement neutres, l’arrêt des viols et la quête de la Reconnaissance du Génocide des Congolais notamment, pour ressouder une communauté émiettée et relancer l’éveil patriotique. Sa sortie publique aurait dû coïncider avec la Journée internationale de commémoration des victimes du crime de génocide, mondialement célébrée le 9 décembre. En quête d’éclat médiatique pour marquer les esprits, le Groupe avait alors concocté, pour le 9 décembre 2019, un alléchant programme pour rendre un vibrant hommage aux victimes congolaises des Viols et du Génocide ; en visant d’abord la réflexion et la méditation pendant la journée. Point d’orgue, une grande Soirée de gala clôturait en apothéose le tout ; en mettant en exergue la culture congolaise : musique, danse et gastronomie en sus.

Hélas ! Félix Tshilombo étant devenu le Chef de l’Etat, ses méthodes – reniement, rétractation désertion - font recette dans la communauté. Ainsi, à l’image de l’Accord de Genève et de successifs revirements dans la plate-forme LAMUKA, le « Groupe Rossy » vient de connaître des démissions importunes, parce qu’intempestives, qui dérèglent gravement tous ses plans. En conséquence, le présomptueux programme initial, ci-dessus, envisagé pour le 9 décembre 2019 est, sine die, renvoyée à une date ultérieure. Le 4 janvier 2020, journée consacrée, en en république à démocratiser du Congo (RDC), à l’hommage aux Martyrs de l'Indépendance, ou le 17 janvier 2020, coïncidant avec la commémoration de l’assassinat de Patrice-Emery Lumumba, pourrait être mis à contribution dans cette perspective. Néanmoins, pour marquer quand même le coup ce 9 décembre 2019, le Groupe se propose de solliciter une audience auprès de Madame Michelle Bachelet, en tant que Haut-Commissaire des Nations-Unies aux Droits de l'Homme (HCDH), pour lui remettre la Déclaration de Nurembergii ainsi qu’un mémorandum de circonstance ; requérant, d’une part, l’arrêt des viols et tueries de masse au Congo et, d’autre part, l’implication du HCDH dans la quête de la Reconnaissance officielle et universelle du Génocide des Congolais.

Plan d'actions pour une mission patriotique de dernière chance !

Dans l’articulation de ses ultimes finalités, le « Groupe Rossy » vise, on ne le dira jamais assez, la Reconnaissance officielle et universelle du Génocide des Congolais, la Libération totale du Congo du joug des génocidaires ainsi que son corrélat, la réappropriation effective et totale par le peuple congolais de sa souveraineté. Ce qui, en dernier ressort et avec le pragmatisme qu’imposent les circonstances, en appelle à une véritable Guerre de Libération, ou du moins, à en brandir réellement la menace. Pour une organisation, qui se veut informelle, pacifique et transitoire, escompter ces ambitieux et complexes réalisations, ne peut se situer qu’après la mise en place d’une autre structure ; dotée alors de moyens adaptés pour atteindre ces résultats. Aujourd’hui et dans l’urgence ressentie et exprimée ci-dessus, le « Groupe Rossy » se propose plutôt d’articuler un plan d’actions susceptible de faire naître un Exécutif, certes, d’ultime aléa ; mais, surtout, en visant un véritable combat de Libération.

Priorité au rassemblement !

Presqu’aucune vidéo congolaise publiée sur le web, ne respecte le format d’identité journalistique - vidéo « pure news » - tel que recommandé ; c’est-à-dire : récit très court, sans parasites oiseuses, mais avec des informations utiles en surimpression etc… Bien que quasi quotidiens, les contenus visuels congolais sont trop longs, souvent à l’état brut, avec de vains détails, d’anecdotes futiles ou d’agaçants temps morts. Même pour le plus accroc, difficile de suivre une telle vidéo sans se lasser. Aussi, s’ils n’y sont pas enjoints par des raisons professionnelles, les étrangers ne s’intéressent presque pas aux productions vidéothèques congolaises. Pourtant, à écouter ceux qui les produisent quasi quotidiennement sur les réseaux sociaux, Odon Bo et Boketshu Wa Yambo en tête, ils se sentent plutôt dans la peau de meneurs d’une révolution en passe imminente de se matérialiser. A l’image de la tempête dans un verre d’eau, certains, souvent enclins à minimiser les apports des autres et manifestement sans claire conscience aussi bien de l’ambleur que de la complexité qu’implique la Libération d’un pays archi-convoité, tel que Congo, vont jusqu’à vouloir se passer de l’action des professionnels assidus de la politique sur le terrain.

Non ! Plus encore aujourd’hui qu’hier, la Libération du Congo est une ambition sérieuse et l’une des tâches les plus compliquées du moment. L’envisager réellement implique des réflexions à plusieurs niveaux et des approches d’une extrême complexité. C’est pourquoi, la priorité doit revenir d’abord au rassemblement ; recette qui a déjà marqué l’histoire du Congo. En effet, pour ne pas perdre la face aux assises de la Conférence de la Table-ronde belgo-congolaise de janvier 1960, la délégation congolaise réussit, sous l’instigation de la diaspora, qui n’était alors constituée que de jeunes étudiants, la parade du Front Commun. Surprise qui obstrua la stratégie belge et imposa aux débats les positions consensuelles congolaises ; l’immédiateté de l’accession à l’indépendance, notamment, en fut l’un des acquis. L’Histoire retiendra que la Conférence de la Table-ronde fut un succès prestigieux ; parce que la délégation congolaise sut, en dépit des divergences, faire preuve de sens de responsabilité, de patriotisme, de largeur de vues et de beaucoup de discernement. Pourtant tout jeunes encore, les délégués congolais surent mettre une sourdine au tribalisme, chasser les démons de l’égoïsme et du souci de la satisfaction matérielle.

Depuis que les Congolais ont perdu cette hauteur d’esprit, du reste, au lendemain même du succès de la Table-ronde, le pays est alors parti de régression en régression. Nous voici confrontés à la plus affligeante des humiliations avec la recolonisation du Grand Congo par le petit Rwanda. Quiconque n’a pas été peiné par l’allégeance brutale d’Antoine Gizenga à Hipolyte Kanambe et son infâme exultation aux solennités mondaines de la Majorité présidentielle (MP) de l’époque, celui qui n’a pas été rebuté par la transhumance imprévisible de Bruno Tshibala et de ses viles jubilations aux garden-partys du Front Commun pour le Congo (FCC) à Kingakati et ailleurs, qui n’a pas été indigné par le Deal de Félix Tshilombo avec son gourou ainsi que ses incessantes louanges à celui qu’il qualifie affectueusement de son mentor, que celui qui n’a pas été outré par tout cela, savoure alors l’amère scène des parades vexantes de l’Homme venu d’ailleurs à la Retraite politique du FCC à Mbuela Lodge, dans la ville de Kisantu, en province du Kongo Central, devant un parterre médusé de ceux qui passent pourtant pour des notables. A quand alors un sursaut d’orgueil ? Quand et comment sortir de ce cercle vicieux ? On peut même déjà redouter que la dernière proposition du Président élu pour sortir de la crise soit exploitée plutôt dans une perspective machiavélique de la durcir. La cohérence, la consistance et la constance, par lesquelles Fayulu a séduit, risquent de voler en éclat. Il est donc plus que temps de serrer nos rangs déjà clairsemés et ressusciter un autre Front Commun à même de conduire le peuple congolais à une nouvelle Libération.

Une diplomatie de proximité à la conquête des alliés de circonstances !

Il est vrai que, piégé par ses considérables potentialités naturelles, le Congo est d’abord victime des convoitises du capitalisme international. Mais, l’économie de marché, qui s’est imposée, fait de notre nouveau monde entièrement globalisé un véritable champ de bataille où chacun doit aiguiser des armes pour défendre ses intérêts et aller à la conquête de ceux du marché. Ainsi, l’étranger n’est et ne fait ailleurs que ce que son hôte accepte qu’il soit ou le laisse faire. Car, tout produit de la terre est censé être une marchandise sur le marché mondial et comme un butin à conquérir. A l’instar du Qatariii, les producteurs du pétrole, la manne du vingtième siècle, se sont organisés par des alliances à tout vent pour s’enrichir scandaleusement.

Mais au Congo, où les richesses sont d’accès difficile, les étrangers viennent y imposer leurs diktats. A qui la faute ? Observons que malgré les riches expériences de la chute de Léopold II et de la décolonisation, nonobstant les piteux épisodes des déchéances successives de Joseph Mobutu et de Laurent-Désiré Kabila, il y a toujours au Congo et, surtout paradoxalement dans sa diaspora, des aveuglés, qui tirent toujours et encore anachroniquement sur la corde d’un nationalisme dépassé et pénalisant. Qui ignore que ce sont les Etats-Unis qui ont mis Mobutu, Kabila et Habyarimana au pouvoir ? Se sont-ils gênés de les en déloger ? Les intérêts de la communauté internationale sont donc complexes, parfois contradictoires, souvent rivaux même au sein d’une même chancellerie. C’est pourquoi, à l’instar des Tutsi, les Congolais doivent aussi se faire une place dans le concert des nations ; avec une diplomatie de proximité, génératrice des nécessaires alliés de circonstances. La diaspora congolaise, surtout ceux qui ont été naturalisés ici et là, doivent se sentir investis du devoir patriotique de concourir à cette mission. Nous les y encourageons.

Des actions d’éclat pour démystifier le mensonge officiel sur le drame congolais !

Avec de ronflantes étiquettes de combattants et de résistants, beaucoup de Congolais inondent les réseaux sociaux avec des déclarations intempestives. Mais combien saisissent réellement les mécanismes de la politique internationale pour espérer en tirer effectivement profit au moment opportun ? En août 2010, face à la pression du Rwanda et des Etats-Unis de bloquer la publication du Rapport Mapping, des fonctionnaires du HCDH prirent d’énormes risques pour en organiser la divulgation du Projet dans la presse. Ce qui obligea l’ONU, à la suite de moult tractations, à en publier finalement la version officielle le 1er octobre 2010. Concomitamment, du 22 au 24 octobre 2010, se déroulait à Montreux (Suisse) le treizième (XIIIème) Sommet de la Francophonie. Sur instigation de plusieurs parti gauchistes, des appels à manifester pour soutenir l’exploitation du Rapport Mapping fraîchement publié ont été étouffés par des Combattants, déchaînés pour empêcher Hyppolite Kanambe à se produire aux assises de Montreux. Ils furent, tous, sévèrement muselés par la Police suisse ; alors que les Tutsi manifestèrent paisiblement et sous les projecteurs des médias internationaux pour accuser le Rapport Mapping d’iniquité, de complot négationniste du Génocide rwandais et pour exiger, in fine, son classement.

Depuis, estimant que le Rapport Mapping concerne surtout les Hutu rwandais, les Congolais ne se sont jamais préoccupés du sort imposé à ce document d’une importance capitale dans la reconnaissance de la furie qui a ébranlé le Congo entre mars 1993 et juin 2003. Pourtant, si on veut fragiliser Paul Kagamé sur la scène internationale, où il ne cesse d’étendre ses tentacules avec la fortune pillée au Congo, il faut, par des actions de grande envergure dans les grandes capitales du monde libre, à la manière de l’initiative du Conseil National de la Résistance Congolaise (CNRC), du 2 au 3 novembre 2019, à Nuremberg, mettre en exergue le rôle funeste joué par le « Führer » de la Région des grands-lacs dans le drame congolais ; en démystifiant le tissu de mensonge officiel qu’il a réussi à imposer pour camoufler ses crimes.

Une Commission stratégique pour inspirer le régir à la place des improvisations !

Les Congolais sont massacrés tous les jours, et en masse, sur leur propre territoire, surtout dans le triangle de la mort que constituent la ville de Béni et ses environs, par des étrangers, jadis accueillis en guise de geste humanitaire. Comment imaginer le quotidien ici et ailleurs où, si on n’est pas soi-même affecté par la mort dans sa propre famille, c’est la douleur chez le voisin qui frustre et ébranle. Combien de familles, déjà largement décimées, sont par ailleurs chassées de chez elles ? Parfois ce sont des femmes seules, violées, veuves ou des orphelins mineurs qui ne savent plus où aller et qui redoutent la mort à chaque instant ? Combien de réfugiés internes non répertoriés, malades, affaiblis ou vieillards perdus, sans assistance, dans des forêts congolaises ? Rappeler que tout cela dure depuis plus de vingt ans trouble ; et les chiffres, ici et là avancés pour refléter cette tragédie, donnent des vertiges. Alors que des tueries sont perpétrées même dans l’enceinte de la Mission de l'Organisation des Nations-Unies en république à démocratiser du Congo (MONUSCO) censée protéger des civils inoffensifs, le Secrétaire général adjoint des Nations-Unies, Jean-Pierre Lacroix, en visite officielle dans la région, a semblé plus affecté par les dégâts subis par les installations onusiennes que le triste sort itératif de la population locale.

Parallèlement, les acteurs politiques congolais ne s’offusquent pas à ne proposer, en guise de voies d’issue à l’enfer imposé au peuple congolais, que des tractations, dialogues et compromis politiques. Dialoguer alors avec qui et vers quel genre de compromis ? Combien de dialogues et compromis politiques les Congolais ont-ils déjà expérimentés ? Qu’en ont-ils retenu ? Pourquoi dialoguer avec un ennemi clairement déterminé à vous exterminer ou avec ses collabos ? Un traître, en temps de guerre, est pire ou plus dangereux encore que l’ennemi lui-même. Et, on ne le dira jamais assez, le Congo est en guerre et sous occupation. Une guerre sournoise depuis 1993. La guerre formelle et ouverte d’invasion depuis octobre 1996. Aujourd’hui désarmés et démunis de tout, les Congolais sont alors réduits aux jérémiades, aux prières et aux suppliques auprès de n’importe qui. Certes, même en dehors du contexte actuel de faiblesse, surtout entre nous ou avec certaines chancelleries étrangères et organisations internationales susceptibles de devenir des alliés, le dialogue reste une stratégie et un levier ; qui peut s’avérer payant. Il va de soi qu’on peut l’actionner à certaines conditions. Mais l’essentiel, aujourd’hui, est bien ailleurs.

En effet, il urge de stopper viols et massacres sur le territoire congolais ainsi que de doter les Congolais des moyens à même de les conduire, malgré les stratégies et actions de tous les ennemis de la Patrie, à la Libération définitive du pays. A ce jour, la supériorité matérielle et stratégique des ennemis est flagrante. Il est donc impérieux de nous appesantir sérieusement sur ces questions matérielles et stratégiques pour explorer rigoureusement les réponses les plus idoines exploitables. Aussi, à l’heure du triomphe des laboratoires d'idées, catalyseurs des pouvoirs politiques et des succès économiques, pour ceux qui consentent à les exploiter, il serait judicieux pour nous Congolais de faire aussi recours aux think tanks. Plus concrètement, la démarche consisterait alors à réunir les têtes pensantes et froides de la communauté congolais pour les pousser à unir leurs compétences et à conjuguer leurs synergies en quête des solutions les plus originales, les plus innovantes et les mieux appropriées au contexte où se situent les problèmes congolais. La préoccupation serait alors de juguler les causes de nos malheurs, de les anticiper ou de prévenir la péjoration de celles qui affectent déjà notre pays. Régir, au lieu d’être continûment pris de vitesse par les guet-apens ennemis, voilà qui justifie la constitution d’une grande Commission stratégique pour accompagner la Résistance !

L’heure, l’ampleur et la teneur d’une Convention patriotique des Congolais !

C’est depuis des lustres que les Congolais sont en graves et profondes difficultés. Au lendemain même de l’exploit à la Table-ronde belgo-congolaise, de basses querelles de leadership ont ouvert de véritables fronts fratricides. Depuis lors, d’énormes pertes en tout genre sont à déplorer et le pays continue à en payer le vil prix de ces errements évitables. Mais il y a également eu de hauts moments de sursaut patriotique. La CNS en fut un. Tout comme les concertations de Genève, débouchant sur la naissance de LAMUKA. Surtout cette dernière conquête, nous serions avisés de la privilégier, l’entretenir et la promouvoir. Cela passe peut-être par un méticuleux processus de sa refondation ; susceptible d’extirper ce précieux nouveau Front patriotique commun du carcan de ses pseudos leaders. Toutefois, jouissant du recul du temps, nous avons l’avantage de mettre à contribution toutes les diverses recettes, dont ont respectivement émergé ces grands moments de rassemblement patriotique. Dès que la grande Commission stratégique, que nous appelons de tous nos vœux sera sur pieds, elle saura piocher dans ce glorieux passé pour prendre les meilleurs ingrédients à assaisonner en vue d’un nouveau Pacte patriotique commun. En attendant, l’obligeance nous échoit de proposer, d’ores et déjà, une procédure qui tient compte de l’urgence, de la teneur et de l’ampleur des enjeux de l’heure.

L’optique temporelle nous invite à mettre l’accent sur l’urgence. Cependant, toute précipitation, encline à se passer maladroitement de certaines sensibilités réputées aujourd’hui comme clefs-de-voûte à la Résistance congolaise, conduirait à rater le coche. C’est pourquoi nous préconisons, dans cette phase préliminaire, de ratisser le plus large possible. En s’informant suffisamment, en approchant délicatement tout le monde et en veillant à ce qu’aucun incontournable ne soit oublié.

Quant à la teneur de la Convention elle-même, la finalité, d’en sortir avec un Exécutif de combat pour la Libération, devrait orienter les débats, en priorité, vers la politique, la diplomatie, le renseignement et l’armée ou la guerre de Libération. Par politique, ici, il faut entendre le besoin impératif et urgent de cohésion. En milieux congolais, on s’affaiblit facilement par des anathèmes faciles et niaises diabolisations. Pourtant, c’est souvent en plein cœur des « légitimistes » que jaillissent les trahisons les plus insolites, les plus pénalisantes. Qui aurait pu attendre cela d’un Gizenga ? Que dire alors de la coquille vide que représente désormais l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) ? Le sort d’un traître à la nation, surtout en temps de guerre, est clairement connu et scellé ! Quant aux bisbilles dans des mouvements politiques, l’expertise occidentale nous instruit à gérer la transhumance. Ici, les médias et l’opinion publique en appui, ce sont les mécanismes structurels internes qui règlent, par couperet, le sort de vagabondage politique. Souvent, la chute est irrémédiable.

Nous réservons nos visions et nos orientations sur la diplomatie de combat, sur les services de renseignement et sur la constitution de l’Armée proprement dite de Libération aux confidences à développer pendant les Assises. Par contre, l’ampleur, pressentie de la Convention, devrait être proportionnelle au poids politique escompté de ses résolutions ; c’est-à-dire : opposables à tous. Autrement dit, des décisions assez légitimes pour s’affirmer à tous les niveaux. Comme, par exemple, être à même de décréter la dissolution des institutions actuelles congolaises frappées d’illégitimité, de revendiquer l’accréditation aux réunionsinternationales ou de solliciter, à l’instar de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à sa naissance ou duDalaï-Lama aujourd’hui, des représentations diplomatiques dans des pays à forte densité de coopération avec le Congo. Pourquoi donc pas de dialogue ! Mais le dialogue, qui s’impose actuellement, c’est entre les forces de la Résistance.

i Créé dans l’ambition de dénoncer viols et massacres perpétrés sur le territoire dans la perspective de les faire définitivement arrêter, le « Groupe Rossy » est aussi une ambition profondément résolue de requérir, par tous les moyens possibles, la Reconnaissance officielle et universelle du Génocide des Congolais.

 

ii Faite le 3 novembre 2019, à Nuremberg (Allemagne), et exigeant, d’une part, un tribunal pénal international pour juger les crimes perpétrés sur le territoire congolais et, d’autre part, la Reconnaissance officielle et universelle du Génocide des Congolais.

 

iii Un minuscule Etat d’à peine cent-trente-deux (132) km2 et de moins d’un million d’habitants.