Le Raïs sur le point d’un retour plus triomphal que jamais, quelle recette pour stopper l’anéantissement du Congo et le paroxysme de l’humiliation des Congolais ?

Face à la naïveté et à la stupidité des acteurs en présence, jusqu’où peut aller le Tutsi-power dans sa volonté de confisquer leur souveraineté aux Congolais, d’anéantir le Congo et d’atteindre le comble d’humiliation imposée à son peuple ? La réponse à cette question sera proportionnellement fonction de la réaction que les autres Congolais réserveront à la Déclaration de  Guerre civile niaisement et un peu plus explicitement formulée par Augustin Kabuya dans son appel ci-dessous et confirmée par la bestialité des traitements infligés au Président Elu Fayulu et à ses compagnons d’infortune pour avoir osé, par une marche de dignité, chercher à honorer symboliquement le cinquante-neuvième anniversaire de la décolonisation du Congo. Sans surprise et dans une funeste répartition des rôles, Kabuya et l’usurpateur Tshilombo ont démontré leur ferme détermination à défendre postes, positions et intérêts acquis pour leur coterie ; au détriment du reste de la Nation. Ils ont démontré qu'ils peuvent aller jusqu'à hypothéquer sérieusement notre avenir national commun. La recette est connue ! Hyppolite Kanambe, alias Joseph Kabila Kabange (Le Raïs), n’a-t-il pas régné par défi pendant plus de dix-huit ans ? Il a trouvé les moyens de faire plier tout le monde à sa volonté. Sous les ailes, ressenties comme bienveillantes, du Raïs, les receleurs des tripatouillages électoraux du 30 décembre 2018 se sentent aussi pousser des ailes pour s’illusionner dans le triomphalisme et l’arrogance. D'où leur slogan phare : BO KOMESANA ! (entendez : Vous vous en accommoderez !). Aujourd’hui, ils franchissent un autre cap : celui de la mystification, de l’intimidation et du grand bluff. Si on n’y prend pas rapidement garde, la partie de diversion, que Le Raïs a impartie aux receleurs, risque de nous précipiter dans des profondeurs anéantissantes. Le réveil et la résistance s’imposent d’autant plus que ces receleurs n’ont pas l’impérium ; ils n’ont que des postes et fanfaronnent pour des chaises éjectables à tout moment. Mais, après la déconfiture du 30 juin et au vu de la gravité de la situation, quelles formes doivent prendre aujourd’hui ce réveil, cette résistance ?