D’une ampleur ahurissante, le putsch électoral donne à la Kanambie une emprise politique et institutionnelle inédite terrifiante sur la RDC

On se focalise sur la présidentielle et sur les déboires de Fayulu ; pourtant, le véritable vecteur névralgique, autour duquel s’article la stratégie arnaqueuse de Kanambe se polarise entre les législatives provinciales et nationales. Pendant que les Congolais s’entredéchirent pour le poste vide de la Présidence de la République, la Kanambie tente de faire passer en force les deux autres pans de sa démentielle escroquerie électorale ; qui donne officiellement légitimité et légalité à un régime réellement honni de tous. Si aucune contre-stratégie appropriée n’est trouvée pour contrecarrer cet artifice diabolique, la Kanambie ne va pas seulement rafler toutes les instances du pouvoir, elle n’aura alors besoin que de quelques mois de mandature pour mettre le Congo en coupes réglées et s’enraciner pour longtemps. Avec arrogance, la révision constitutionnelle risque d’être la première étape de l’affligeante liquidation de la résistance patriotique congolaise qui, pourtant, compte tant de valeureux martyrs. La redoutée machine à voler et la détermination de forfaiture électorale de cet affreux régime génocidaire abhorré par les Congolais se révèlent finalement d’une efficacité plus funeste que d’aucuns ne l’auraient soupçonné.

En effet, en se taillant la part du lion aussi bien aux législatives provinciales que nationales, le Front Commun pour le Congo (FCC) qui, pourtant a porté la candidature laminée d’Emmanuel Ramazani Shadary, se rassure néanmoins de disposer, en plus de gouvernorats et majorités parlementaires de la quasi-totalité des provinces, mais également de la majorité aussi bien à la prochaine Assemblée nationale qu’au Sénat. En conséquence, la présidence du Sénat et la Primature lui sont illico acquises. Si on sait que comment la Kanambie a déjà posé sa main tutélaire sur l’économie du pays, sur les forces de sécurité et sur les instances judiciaires nationales, force est d’admettre que le régime aura toutes les coudées franches pour étendre son emprise sur le Congo, pour se revigorer et se régénérer à souhait. Aussi, s'opposer au tripatouillage des résultats de la présidentielle a-t-il une portée plus large et plus salutaire pour l'avenir du pays qu'un simple combat de résistance partisane !