Verdict des urnes : Nangaa et Kabila dos au mur !

 

Pour la Kanambie, l’épreuve est d’autant plus redoutable que la CENCO a également pris soins de mettre à la disposition des chancelleries étrangères et des institutions internationales ses mêmes conclusions sur le verdict des urnes.

Jadis humiliée et désacralisée par son implication dans des négociations politiques décriées, l’Eglise catholique congolaise ou, plus spécifiquement, sa Conférence épiscopale nationale (CENCO), semble déterminée à prendre tous les risques pour se racheter et se réhabiliter ou, plutôt, sauver de manière honorable un processus de sortie de crise qu’elle avait elle-même mis sur les fonds baptismaux. En réservant au Président hors-mandat la primeur de ses conclusions sur l’identité du vainqueur de l’élection présidentielle et, conformément à la constitution, en exigeant publiquement que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) respecte la vérité des urnes, qui exprime très clairement la volonté des Congolais, qui se sont mobilisés massivement le 30 décembre 2018 pour aller voter, la CENCO pousse Nangaa et Kabila dans leurs derniers retranchements. Pour la Kanambie, l’épreuve est d’autant plus redoutable que la CENCO a également pris soins de mettre à la disposition des chancelleries étrangères et des institutions internationales ses mêmes conclusions sur le verdict des urnes. En l’état actuel des faits, téméraire est celui qui esquisserait avec optimisme l’issue de la crise post-électorale.

Marius Muhunga est un des rares Congolais à sortir du lot et à s’illustrer nettement avec une émission, qui connote admirablement la volonté de réhabiliter le factuel aux dépens des phantasmes et des affabulations…

Contrairement à des productions fantaisistes qui, ici et là, pullulent tristement sur YouTube, avec des déclarations grotesques, voire délirantes, en avançant manifestement à titre de provocation, tel ou tel autre nom en guise de vainqueur de l’élection présidentielle, Marius Muhunga est un des rares Congolais à sortir du lot et à s’illustrer nettement avec une émission, qui connote admirablement la volonté de réhabiliter le factuel aux dépens des phantasmes et des affabulations avec le souci manifeste d’éliminer – autant que faire se peut - des passions, des présupposés partisans et des hallucinations. Aussi bien dans sa conception que dans la trame de sa présentation, cette émission s’illustre par la rigueur d’une démarche scientifique.

La vive crise généralisée de confiance a tendance à pousser les débats fortement sur le terreau bassement tribal et faire jaillir la « politique de la misère ».

Par le contraste qu’elle oppose à la plupart des schémas congolais courants d’interprétation des épisodes politiques nationaux, la belle réalisation de Marius Muhunga rend compte, non seulement de l’extrême délicatesse à soutenir des changements de cap vers l’alternance dans le microcosme politique de la république à démocratiser du Congo (rdc), mais aussi et surtout à faire émerger des leaders. La vive crise généralisée de confiance a tendance à pousser les débats fortement sur le terreau bassement tribal et faire jaillir la « politique de la misère ». Par « politique de la misère », nous entendons celle qui favorise le nivellement par le bas, celle où n’importe qui, et surtout les pauvres et les néants, ne s’offusquent pas à s’attaquer aux géants détenteurs des plus-values en faveur du combat patriotique comme pour ramener tout le monde au même niveau. Pourtant, en politique, comme dans les autres domaines, l’action salvatrice se construit et se renforce par des apports cumulatifs des uns et des autres.

Le Congo a besoin, non seulement de meilleurs de ses soldats pour affronter les gageures de plus en plus périlleuses qui s’accumulent sur son parcours, mais également de troupes unies pour résister aux intrusions étrangères

C’est la notion de plus-value ou la différence positive entre les différents combattants ! Dans cette perspective, celui qui a de grandes capacités à mettre à la disposition de la lutte est, par ce fait même, un combattant privilégié. Ce n’est donc pas le moindre des paradoxes sur la scène politique congolaise que de voir ses meilleurs atouts vilipendés à longueur des journées par ceux qui n’ont que leur misère et leur vacuité à offrir. Ainsi, alors qu’elle était sollicitée pour réagir à la reconduction des sanctions de l'Union Européenne contre des personnalités congolaises, dont le candidat à la présidentielle, Emmanuel Ramazani Shadary, on a notamment assisté médusé aux attaques abracadabrantesques de Madame Justine Kasa-Vubu à l’encontre de Moïse Katumbi. Principal auteur de la réhabilitation de la crise congolaise dans de prestigieux médias internationaux, M. Katumbi est également le Congolais qui détient le carnet d’adresses le plus et mieux fourni. Dans les conditions actuelles de quête de libération du Congo des emprises étrangères complexes et déterminées, il ne faut pas être un génie de la politique pour mettre Mme Kasa-Vubu à la juste place, qui est la sienne : une gnome par rapport à toute l’étendue des plus-values politiques dont M. Katumbi est à même de doter le combat patriotique et le sortir de l’affligeante lutte symbolique où il patauge depuis des lustres. De par son histoire, sa nature et son essence, le Congo est un véritable champ de bataille aux contours de plus en plus corsés. Le pays a donc besoin, non seulement de meilleurs de ses soldats pour affronter des gageures de plus en plus périlleuses, qui s’accumulent sur son parcours, mais également de troupes unies pour résister aux intrusions étrangères résolues à soumettre notre riche patrie à une colonisation sans fin. Jusqu’à quand de pseudos patriotes sèmeront encore des divagations et des divisions entre nous ?

Eclairage,
Chronique de Lwakale Mubengay Bafwa