Le peuple aura-t-il le dernier mot ?

 

De capitulation en résignation, de résignation en trahison, de trahison en collaboration, de François Muamba Tshishimbi à Bruno Tshibala Nzenze, en passant par Samy Badibanga Ntita, c’est une bien affligeante opposition politique en ruines qui n’a trouvé mieux que d’imposer à un peuple complètement démuni des élections destinées à re-légitimer et régénérer l’occupation du Congo, pourtant à bout de souffle, et maintenir, voire empirer, l’esclavage et le génocide de son peuple, comme voie d'issue à la crise d'une ampleur, d'une profondeur et aux propensions inédites, infiniment désastreuses ; si on y prend sérieusement garde. En effet, après :

  • le refus d’impliquer l’opposition dans la gestion du serveur central de la CENI ;

  • le rejet de l’audit du fichier électoral ;

  • le maintien d’une dizaine de millions d’électeurs fictifs sur les listes électorales ;

  • la confirmation illégale de la machine à voler ;

  • l’enrôlement très partiel d’électeurs au Kasaï ;

  • l’écartement des plusieurs régions du processus électoral (Beni, Butembo, Yumbi) ;

  • la suppression des milliers de bureaux de vote ;

  • l’objection à la participation des observateurs électoraux internationaux crédibles ;

  • l’absence d’accréditation aux témoins électoraux de l'opposition ;

  • la présence de l’armée dans bureaux de vote ;

certains estiment néanmoins que c’est par ce processus sciemment apprêté pour justifier l’issue programmée d’une aussi énorme farce électorale que le Congo va accéder à l’alternance que le peuple souverain espère de tous ses vœux depuis des lustres. A moins que le dauphin du Président hors-mandat soit autre que l’étiquette officielle, l’épilogue risque d’être une catastrophe dure à accepter et à même de conduire à la palestinisation durable du Congo. Dans la perspicacité de sauver ce qui peut encore l’être, un baroud d’honneur s’impose pour l’après 30 décembre 2018.

 

C’est dans cette perspective que la diaspora appelle tous les Congolais, où qu’ils vivent, à rester très attentifs à tout ce qui va se passer à partir de ce 30 décembre 2018 et prêts à réagir collectivement à la moindre alerte. La situation est trop grave pour en laisser la gestion aux seuls acteurs politiques en lice. Halte aux sorties solitaires hasardeuses en termes de « Ville morte ! » d’un autre temps ou de sit-in mal préparé ! L’union, la cohésion, la vigilance patriotique, la solidarité volontariste et déterminée ainsi que la mobilisation générale instantanée sont rigoureusement de mise jusqu’à la libération.

 

Suivez la Déclaration…

 

http://www.convention-congolais-etranger.ch/441442108