Humiliation et conjuration contre le Congo au XVIIème Sommet de la Francophonie

                                                                                             Pierrefitte, le 07/10/2018

COMMUNAUTE CONGOLAISE DE FRANCE 

c/° «Convention des Congolais de l’Etranger»

Chez M. André LO 

26, Alcide d’Orbigny 

Bât. A – Esc. A S.E. 

93380 Pierrefitte 

 

 

                                                                 Madame Isabelle Hudon

                                                                 Ambassadrice du Canada

                                                                130, rue du Faubourg St-Honoré

                                                                 F - 75008 PARIS

 

Concerne : désapprobationde la candidature rwandaise au Secrétariat Général

 

 

Son-Excellence, Madame l’Ambassadrice,

 

Votre pays étant contributeur et ‘’Membre de plein droit’’ de l’O.I.F., et considérant l’importance de l’élection de la prochaine Secrétaire Générale au cours du XVIIème Sommet de la Francophonie à Erevan (Arménie), nous vous faisons part du tollé des populations congolaises qui ont adressé le 05/10/2018, une lettre au Président Emmanuel Macron (dont photocopie en annexe) afin de s’indigner sur la dangerosité de la candidature rwandaise de Madame Louise Mushikiwabo qui n’incarne pas les valeurs de la Francophonie étant donné sa lourde responsabilité en matière d’atteinte à la liberté de la presse, et d’atteinte aux droits de l’Homme en général au Rwanda, bien connu pour le déni des libertés fondamentales du citoyen et en particulier, l’étouffement de la liberté d’expression et du libre choix de ses dirigeants ainsi que le déni de justice aux formations politiques.

A cet effet, par le biais de la « Convention des Congolais de l’Etranger », la diaspora congolaise vous saurait bien gré de ne pas cautionner la précitée candidature et ne vous remerciera jamais suffisamment assez pour votre dextérité et sollicitude à l’égard des dizaines des millions de familles congolaises qui sont quotidiennement endeuillées et dépouillées à travers des actions hégémoniques et expansionnistes planifiées et réitérées par les Autorités rwandaises qui ne cessent de perpétuer les viols à grande échelle, violences et massacres des populations afin de procéder à l’accaparement des régions minières de la R.D.C. et au pillage des ressources qui servent à propulser le développement économique du Rwanda qui a intégré le Commonwealth.

D’ailleurs, cette candidature controversée de Mme Louise Mushikiwabo continue à susciter la désapprobation de nombreuses organisations et personnalités dont la liste ne cesse de s’allonger et notamment : quatre anciens ministres français chargés de la Francophonie, (Charles Josselin, Pierre-André Wiltzer, Hélène Conway-Mouret et André Vallini) qui ont signé une tribune dans le Monde intitulée «Louise Mushikiwabo n’a pas sa place à la tête de la francophonie.», Mme Marine Le Pen, R.S.F. (Reporters Sans Frontières), Amnesty International, etc…

En bref, c’est vers vous, Excellence Madame l’Ambassadrice, que la diaspora Congolaise de France se tourne pour solliciter le renoncement de votre pays au soutien à la candidature susmentionnée.

 

Nous vous prions d’agréer, S.E. Madame l’Ambassadrice, l’expression de notre haute considération.

 

  1. Pour la « C.C.E. » Prof. André LO

 

Haut-Commissaire chargé d'Etudes & Projets

Chef de la Délégation-France : +33 (0) 698081923 - lotandre@hotmail.com

 

  1. Pour le « M.L.C. »Anastasie Mutoka

 

Représentant de MLC-France: +33 (0) 695135987- anastasiemutoka810@gmail.com

 

 

  1. Pour l’ « UDPS. »Alexandre Ngyekama Kiyedi

 

Représentant de l’UDPS-France: +33 (0) 685999737 – ankiyedi@hotmail.com

 

  1. Pour la « DYNAMIQUE »Jean-Jacques Ngangweshe

 

Représentant de la DYNAMIQUE-France: +33(0)613862370 - jjn-cloud@outlook.com

 

 

  1. www.politico.cd/en-off/2018/09/30/france-un-rapport-secret-eclabousse-le-rwanda-et-sa-candidature-a-la-francophonie.html

  2. C.C.E. (Convention des Congolais de l'Etranger) - Asbl, ayant son siège social en Suisse

Boite postale 1542 - CH - 1211 Genève 26

Née à Charmey (Suisse) le 14/12/2014 conformément aux articles 60 et suivants du Code Civil suisse, la Convention des Congolais de l'Etranger, CCE en sigle, est une association internationale d’utilité publique, sans but lucratif, sans attaches politiques, religieuses ni philosophiques spécifiques.

Ayant son siège social à Genève et conçue sous une forme administrative fédérative, elle entend rassembler des personnes de nationalité ou d’origine congolaise (RDC) dans le but, d’une part, d’élaborer des mécanismes d’une solidarité organisée en vue de réussir l’intégration dans les différents pays de résidence et la préservation des valeurs de l’identité congolaise partout où la diaspora congolaise est implantée, et, d’autre part, d’amener cette diaspora à construire les ponts d’une solidarité avec le Congo pour contribuer à son développement, à l’instar d’autres communautés comparables d’origine africaine, sud-américaine, asiatique ou même européenne. Cependant, les Congolais ne vivant pas en vase clos, la CCE reste une association ouverte à tous les amis du Congo, à tous ceux qui veulent tisser des liens avec les Congolais, qui peuvent alors en devenir membres à part entière ou y jouer le rôle de simples sympathisants actifs.

  1. Adoptée lors du Symposium International sur les pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone (1er-3 novembre 2000, Bamako, Mali), la « Déclaration de Bamako » est le texte normatif et de référence de la Francophonie dans ces domaines. Elle dote la Francophonie de moyens d’action en cas de rupture de la légalité démocratique, ou de violation grave des droits de l’homme dans un de ses pays membres.

(https://www.francophonie.org/IMG/pdf/Declaration_Bamako_2000_modif_02122011.pdf)

  1. Le Rapport Mapping de l'ONU a été élaboré par le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme et décrit les violations les plus graves des droits humains et du droit international humanitaire commises en République démocratique du Congo (RDC) entre mars 1993 et juin 2003. Ce rapport conclut que la majorité de ces délits, largement documentés, peuvent être qualifiés de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre.

 

 

Transmission copie pour information aux Ambassades des pays membres de l’O.I.F.