Face au goulag, prison et cimetière à ciel ouvert institués en RDC, les élections sont une absurdité !

République démocratique du Congo (RDC)

Convention des Congolais de l’Etranger(CCE)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Face au goulag, prison et cimetière à ciel ouvert institués en RDC, les élections sont une absurdité ! Au nom du devoir d’assistance au peuple en danger et s’appuyant sur le prescrit du chapitre 7 de la Charte des Nations-Unies, le peuple congolais revendique son droit à une Force d’imposition de la paix et à une transition citoyenne sous l’égide de l’ONU.

 

 

Mémorandum

Adressé

 

A son Excellence

Madame Nikki Haley

Représentante permanente

des États-Unis auprès du Conseil de sécurité de l’ONU

 

Genève, le 19 septembre 2018

 

 

 

Sommaire

 

  1. Un génocide sous silence, mais révélé et confirmé par moult témoignages apodictiques des experts et des Organisations internationales non-gouvernementales d’une exquise fiabilité !

 

  1. Une horrible kleptocratie, qui a affreusement transformé le pays en prison et tombeau à ciel ouvert devant l’apathie déconcertante d’une communauté internationale pourtant ambitieuse de gouverner le monde et d’y assurer la sécurité !

 

  1. Un chaos institutionnel inédit machiavéliquement ourdi et entretenu pour masquer la répression pour conserver le pouvoir par la terreur, dans l’indifférence incompréhensible et coupable de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), malgré sa Charte dont la RDC est signataire !

 

  1. Un processus électoral de diversion, lourdement décrédibilisé par de rebutantes hypothèques, mais destiné à asphyxier l’indignation et à occulter la pression pour assurer en douce à l’imposture un nouvel scénario de glissement !

 

  1. Rejetons des élections viciées d’avance, non inclusives, sous la gouverne des institutions largement discréditées et dans une ambiance de bouillante crispation sociale et politique.

 

  1. Proposons les Etats-généraux de la société civile pour refonder un nouveau pacte républicain, générer des institutions à même d’administrer une transition technique de reconstruction et organiser dans un climat apaisé et de manière consensuelle, des élections inclusives et crédibles.

 

Excellence Madame l’Ambassadeur,

 

Certes, les élections sont le principal facteur d’accréditation de la démocratie, le critère par excellence d’évaluation de sa vitalité et l’inestimable outil de sa régénération. On peut dès lors saluer la décision du régime de Kinshasa de finir par se résoudre à relancer le cycle électoral incongrument interrompu. Toutefois, pour atteindre ces objectifs leur assignés, les élections se doivent d’être libres, transparentes, inclusives, crédibles et se dérouler dans un climat apaisé. Or, la kleptocratie régnante en RDC fabrique des rébellions pour entretenir des massacres et l’insécurité généralisée. Sa détermination à tripatouiller les scrutins à son avantage ou d’user des stratagèmes techniques pour forcer le glissement des mandats échus est si flagrante qu’elle a déjà discrédité le processus électoral en cours et en appelle à la riposte. Face à un tyran inculte, coléreux, paranoïaque, cruel et imprévisible, qui a instauré une autocratie sans moralité, privilégier les élections comme voie d’alternance immédiate, s’apparente à une absurdité. Des alternatives préalables existent et s’imposent. Au vu de l’histoire et des expériences onusiennes en la matière, les plus appropriées au contexte congolais d’aujourd’hui sont même légion et plus efficaces.

 

En effet, à l’issue d’une longue procédure de larges concertations et de rigoureuses analyses, la diaspora congolaise, qui s’est penchée sur cette crise congolaise, estime le contexte non propice à la consultation électorale. Elle redoute même l’actuel processus, si ostensiblement biaisé, qui provoque des levées de boucliers tous azimuts et, corrélativement, cristallise les énergies sur la contestation et la confrontation. Dans cette conjoncture, la remise en question de la neutralité de l’autorité organisatrice des élections se conjugue à l’illégitimité et à l’illégalité des autres institutions régaliennes pour polariser les dissensions. L’inévitable affrontement empruntera forcément d’autres terrains d’expression, voire d’autres modalités. C’est pour prévenir une périlleuse déflagration, aux radiations incontrôlables, que nous en appelons, à la lumière du droit international et de sa jurisprudence et en nous appuyant sur le principe du devoir d’assistance au peuple en danger ainsi que sur le chapitre 7 de la Charte de l’ONU, à une Force d’imposition de la paix débouchant, à l’instar du Kosovo, sur une administration de transition ou sur une transition technique congolaise sous l’égide de l’ONU. Privilégiant cette deuxième alternative, le présent mémorandum s’applique à en détailler aussi bien la teneur que les modalités.

 

Pourquoi et comment en sommes-nous arrivés là ?

 

Nous ne le dirons jamais assez, c’est pourtant une évidence, la RDC reste, comme à la naissance de son ancêtre, État indépendant du Congo (E.I.C.), le 30 avril 1885 et en vertu du besoin de mise en valeur d’immenses ressources qu’elle regorge, une contrée nécessairement ouverte au commerce international et l’enjeu d’une mondialisation positive. Opérée dans la transparence, selon les règles du droit international en matière économique et en respectant les droits humains, la mise en valeur du Congo favoriserait l’essor de l'Afrique centrale, accélérait l’émergence de la région, contribuerait de façon décisive à la lutte contre le dérèglement climatique et conduirait à l'abaissement, voire même à la suppression des barrières artificielles élevées entre des peuples frères. Fallait-il les atrocités de la guerre d’invasion pour mettre abusivement la main sur ces richesses forcément vouées à l’exploitation ? Et lorsque des erreurs d’appréciation ont été commises, jusqu’à quand faut-il attendre que les esprits lucides se ressaisissent pour réaliser que les choses peuvent s’opérer autrement, avec plus d’efficacité, tout en garantissant la paix, la prospérité pour tous et une stabilité politique durable dans la région ?

 

En effet, ce qu'on a appelé la "Première Guerre Mondiale Africaine" n’a été que l’invasion du Congo par le Rwanda, en consortium avec d'autres pays voisins, Ouganda en tête, avides de profiter des richesses du pays. Mais, contrairement à leur brave rejet, en 1970, de la colonisation sud-africaine sur la Namibie au nom du sacro-saint « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes », le Conseil de sécurité et l’Assemblée de l’ONU ont laissé les envahisseurs instaurer une colonisation déguisée sur le Congo. C’est ce régime incongru que dirige, par corruption et par répression depuis une vingtaine d’années, Joseph Kabila ; en dépit du mépris et du rejet quasi unanime que lui réserve le peuple congolais. Il y a eu les atrocités indescriptibles tenues pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commises sur le territoire congolais depuis 1993. Elles ont fait l’objet du Rapport Mapping, octobre 2010, sous la gouverne du Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH). Elles sont toujours impunies jusqu’à ce jour . Les massacres d’une cruauté indicible se poursuivent au Congo, y compris l’assassinat des experts de l’ONU, et font couler encre et salive à satiété. Quel que soit le nombre de fosses communes mises à jour, quelle que soit la solennité et la crédibilité des rapports qui témoignent de ces crimes, il n’y a ni condamnation, ni suite, ni réaction idoine de ceux qui se sont donné mandat de gouverner le monde. De l’invasion rwandaise à ce jour, on évalue à 14 millions les victimes de la Guerre de mines. Un génocide sous silence, mais révélé et confirmé par moult témoignages apodictiques des experts et des Organisations Internationales Non-Gouvernementales d’une exquise fiabilité. Mais, jusqu’à quand ?

 

Par l’imposture, vers une kleptocratie affreusement répressive

 

Bien qu’au pouvoir depuis le 26 janvier 2001, Joseph Kabila aurait pu prétendre à s’y maintenir s’il en avait la légitimité et s’il faisait les choses dans les règles. Or, depuis 2001, les aspects les plus saillants de son régime sont aussi les caractéristiques les plus abjectes de la perversité dont, notamment, l’usurpation continue d’identité et de qualités qui ne sont pas les siennes, la prévarication caractérisée, la corruption à grande échelle, le népotisme, le recours à la violence brutale pour mater les velléités de contestation et l’oligarchisation du pouvoir avec leur corrélat : le blocage du reste de la population dans une pauvreté extrême et explosive. Force est de relever que la crise congolaise est machiavéliquement entretenue par une loge d’imposteurs ; dont les plus puissants sont les seuls membres de la famille biologique de M. Kabila ou considérés comme tel. A ces auteurs impénitents de la tragédie congolaise, s’ajouter des alliés, des étrangers en grande majorité, qui assassinent sans état d’âme, juste pour servir d’intermédiaires aux ressources du pays. Plusieurs ont été identifiés dans des rapports divers des experts ; notamment dans le projet Mapping, dans les rapports de Human Rights Watch (HRW)…

 

Tout gouvernement, ayant en son sein des acteurs iniques de cet acabit, ne peut qu’être soit paralysé, soit détourné de sa mission, pour ne servir que des intérêts maffieux. Dans ce monde globalisé, temps et espace maîtrisés par l’instantanéité de l’information et la vitalité des réseaux sociaux, la naïveté et le paradoxe consistent à présenter le régime de Kabila en garant des avantages économiques acquis au Congo. Car, même avec la plénitude de son imperium acquis par la répression et la bienveillance des multinationales, délictueusement mobilisées pour couvrir ses crimes, la survie de cette kleptocratie, qui a affreusement transformé le pays en prison et tombeau à ciel ouvert, ne fera qu’alimenter débats incessants et tensions constantes tant que la paix, la sécurité et les droits de l’homme seront encore des valeurs cardinales de notre commune civilisation désormais mondialement et activement portée.

 

Suite à des pressions tous azimuts, un processus électoral de diversion

 

Pourtant, Kabila ne s’indigne pas à se montrer plus malin et plus puissant que tout le monde. Et pourquoi ne s'exposerai-t-il pas avec suffisance et arrogance ? Quelle que soit l’ampleur de ses crimes, le régime jouit toujours d’indulgence choquante auprès des instances de la gouvernance internationale. En effet, l’expérience démontre que de simples déclarations faites ici et là ne fléchissent pas la volonté de Joseph Kabila à user de tous les stratagèmes pour se maintenir au pouvoir. Tel que nous instruisent les expériences chahutées de 2006 et de 2011, Kabila gagné la guerre de l’imperium par la répression et le tripatouillage des élections. Il évite désormais le scrutin sous la loupe et a machiavéliquement organisé un chaos institutionnel sur lequel il s’appuie pour prolonger inconstitutionnellement son mandat. A ce piège institutionnel et à ces expériences électorales accablantes, s’ajoutent l’arrêt des cycles électoraux arrivés à échéance, les reports successifs des scrutins en cours, les électeurs fictifs ainsi que l’utilisation controversée de la machine à voter pour jeter le doute sur la crédibilité des élections en perspective.

 

La crise, dans laquelle la RDC patauge depuis des lustres, atteint son paroxysme avec la généralisation de l’illégitimité et de l’illégalité de toutes les institutions à mandat électif et de tous leurs animateurs dans tout le pays. En effet, selon la Constitution du 18 février 2006, le deuxième cycle électoral n’a été que partiellement respecté. A part la présidentielle et les législatives de 2011, aucune autre élection essentielle et tout le troisième cycle n’ont été organisés depuis lors. La RDC a ainsi plongé dans une crise politique et institutionnelle grave, inédite et éruptive avec l’échéance de la présidentielle de 2016. Bien avant la date butoir de la fin de son deuxième mandat, Joseph Kabila, avait initié un dialogue politique. L’Union Africaine (UA) appuya rapidement la démarche en dépêchant son émissaire comme facilitateur. Mais l’Accord obtenu fut jugé non inclusif. Il fallait donc remettre l’ouvrage sur le métier. Appelée à la rescousse, la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) pilota de nouvelles négociations jusqu’à l’Accord de la Saint-Sylvestre, signé in extremis, le 31 Décembre 2016. Kabila n’a pas respecté les prescrits de ce nouvel accord et sa mise en application s’est soldé par un échec vibrant.

 

Désormais à son paroxysme, la crise a suscité des réactions tous azimuts. C’est pour calmer les tensions, que la Commission Nationale Indépendante (CENI) a brusquement publié, en novembre 2017, un calendrier électoral fixant la présidentielle et les législatives au 23 décembre 2018. Ce qui prolonge encore de manière inconstitutionnelle les mandats des animateurs des institutions politiques. Rejeté d’emblée par le peuple et par l’opposition politique, ce calendrier non consensuel accentue le discrédit sur le processus électoral et plonge le pays dans l'incertitude et l’inquiétude plus vive que jamais. Mais, malgré quelques contrariétés de parcours, que lui imposent essentiellement la société civile congolaise et les pressions de la communauté internationale, le régime semble savoir où il veut aller. Aussi, s’applique-t-il à taire ces pressions en désignant, le 8 août 2018, Emmanuel Ramazani Shadary comme dauphin du chef d’Etat hors-mandat au terme d'un long suspens et de diverses spéculations. Suite à ce cadeau empoisonné, le satisfecit des leaders de l’opposition contraste avec les inquiétudes de la diaspora et traduit les limites des challengeurs à opposer à Kabila un véritable combat politique à la hauteur des enjeux. Du reste, n’est-ce pas dans leurs rangs que Kabila recrute, avec déconcertante facilité, des complicités actives ou passives pour franchir des étapes qu’exige sa conservation du pouvoir ! Par leurs maladresses successives, ils ont donné crédit et force à une diversion ; qui ne peut déboucher, au mieux que sur un scénario à la Poutine-Medvedev et, au pire, à un nouveau glissement avec son lot d’insondables perspectives face à un régime tueur et à un individu plutôt imprévisible.

 

Nous rejetons des élections viciées d’avance et sans perspective escomptée !

 

Convaincue que l’enjeu de l’heure ne réside ni dans la quête de la démocratie, ni dans la libéralisation d’un processus électoral sans perspective de changement, mais bien dans l’urgence de neutraliser l’un des régimes les plus funestes de l’histoire de l’humanité, qui n’a aucune considération pour les Congolais, ni le moindre souci pour la prospérité du pays, la diaspora congolaise rejette avec fermeté toute consultation électorale sous gouverne forcément fallacieuse et perfide de la Kabilie. Par excès d’assurance ou par maladresse, le régime lui-même n’a cessé de raffermir ce discrédit avec de multiples hypothèques grossières et crispations qu’il injecte dans le processus. En effet, à moins d’être suicidaire, comment aller aux élections sous l’égide d’un pouvoir qui massacre jusque dans des sanctuaires de la République et de Dieu ? Qui refuse de nettoyer un fichier électoral cachant 16,6% d'électeurs fictifs ? Qui, en violation de la loi électorale, impose une machine unanimement reconnue comme astuce de vol. Comment se fier à un processus électoral sous un gouvernement qui met en prison des opposants sans même la formalité élémentaire d’un procès ? Qui enlève aux larges pans de la population, à la diaspora notamment, ses droits civiques et empêche certains citoyens de regagner leur pays parce qu’ils ont une aura populaire à même d’inquiéter électoralement les piliers du régime ? Par ailleurs, il n’y a pas de garantie que ces élections aient effectivement lieu, ni qu’elles soient crédibles. En conséquence, nous rejetons ces élections viciées d’avance, non inclusives, sous un pouvoir organisateur discrédité et se déroulant dans une ambiance de bouillante crispation sociale et politique. En guise d’alternative, nous proposons les Etats-généraux de la Société civile pour refonder un nouveau pacte républicain.

 

Par la refondation d’un nouveau pacte républicain, vers une transition citoyenne

 

En effet, pour amener M. Kabila à intégrer aussi dans sa culture les valeurs universelles de la démocratie et de l’Etat de droit en respectant le principe de l’alternance politique, la communauté internationale doit enfin quitter la symbolique au profit d’actions coercitives concrètes. Ce qui implique que le principe de l’alternance démocratique devienne l’un des enjeux de la politique africaine de la gouvernance internationale, à l’instar de la lutte contre le terrorisme, le sous-développement et les pandémies qui paralysent l’Afrique, hypothèquent le décollage du continent et menacent la stabilité de la planète. Car, la RDC patauge actuellement dans une situation ubuesque inédite ; avec l’illégimité et l’illégalité de toutes les institutions régaliennes du pays. Est-ce à cette administration avilie et à ses sinistres animateurs, dont la perfidie frustre, que l’on peut encore confier l’organisation des élections les plus importantes et les plus délicates de l’histoire du pays ? Face à la rupture avérée du Contrat républicain, un nouveau pacte s’impose en vue de vivre des comportements loyaux, démocratiques et mettre en avant des individus dévoués et des objectifs communs en visant l'intérêt général et le bonheur partagé. A l’instar de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), de 1990 à 1992, la démarche passerait par des assises représentatives du souverain primaire afin de recréer la légitimité et s’y fonder.

 

Les Etats-Généraux de la Société civile congolaise proprement dits sont ainsi à concevoir comme assises nationales certes, mais tenues dans un autre pays que la RDC. Parrainés par des Etats souverains et soutenus par des organisations internationales, ils se dérouleraient sur un laps de temps à même de permettre des compromis, non seulement sur les institutions devant gérer la transition et le profil de leurs animateurs, mais également sur un programme minimum de gouvernement. Ils devraient fixer la durée de cette transition technique de reconstruction, se conclure par l’annonce solennelle de la destitution formelle du chef d’Etat hors-mandat ainsi que la mise en congé des institutions révolues de la 3ème République. Ils déboucheraient, enfin, sur l’organisation sereine, à une date à définir de manière consensuelle, des élections transparentes, crédibles, inclusives et dans un climat apaisé.

 

Excellence Madame l’Ambassadeur,

 

Le combat politique est une affaire de rapport des forces en présence. Dans la situation actuelle de la RDC, ce rapport est excessivement déséquilibré en défaveur d’un peuple, que ceux à qui il s’est confié l’a dépossédé de tout et chosifié. Inversement, la kleptocratie usurpatrice, régnante sur Kinshasa de manière autocratique depuis une vingtaine, a eu le temps et toutes les opportunités d’étendre et de renforcer son emprise tutélaire sur ses victimes démunies. A coup d’avantages sonnants et trébuchants, elle a réussi à diviser le peuple jusque dans les plus intimes cercles familiaux. En l’état, ce peuple est dans l’incapacité totale de desserrer, par lui-même, cette étreinte déshumanisante. Aussi, notre présent appel à soutenir notre démarche de réorganisation de la Société civile congolaise comme pierre angulaire de refondation d’un nouveau contrat social en RDC est-il à entendre comme un cri de détresse d’un peuple conscient de la menace d’extinction imminente qui le guette. C’est dans cette perspective que nous appelons à une transition technique à l’issue des Etats généraux de toutes les forces vives de la nation congolaise pour refonder un nouveau Pacte républicain et générer des institutions régaliennes légitimées à organiser des élections crédibles dans un climat apaisé et consensuel.

 

Convaincus de l’intérêt, que vous portez à la paix, au respect des droits humains, à la démocratie et à la stabilité politique en Afrique, nous sollicitons votre soutien à des actions concertées de la communauté internationale pour parrainer la tenue, en bonne et due forme, de ces assises refondatrices. Le bénéfice d’une audience nous permettrait de vous présenter, plus en détails et de vives voix, notre projet.

 

Conscients des attentes des uns et des autres en matière de paix et de stabilité politique pour exploiter enfin de manière durable les potentialités exceptionnelles du Congo et faire prospérer ce pays, nous ne vous remercierons jamais assez de l’attention qu’il vous plaira de réserver à notre présente sollicitation et vous prions d’agréer, Excellence Madame l’Ambassadeur, l'expression de nos très respectueux sentiments.

 

Au nom de la Convention des Congolais de l’étranger (CCE),

 

 

Séverine TSHIMINI MBUYI
Présidente