Souhaitée par Docteur Denis Mukwege et initialement conçue pour se dérouler devant le Palais de l'Élysée, siège de la Présidence de la République française, « Nuit debout des Congolais » est une volonté de faire la démonstration de l’indignation collective face à la kleptocratie tyrannique régnante sur la République démocratique du Congo (RDC) pour exiger des élections libres, crédibles et inclusives en vue de restaurer légitimité, démocratie, Etat de droit et efficacité gouvernementale dans ce pays. Tenant compte des amplifications évolutives de la multiforme crise congolaise, le concept a été rebaptisé « Congolais debout » et se propose de construire une convergence d’approches entre forces vives de la Nation, d'élargir la contestation au rejet aussi bien du processus électoral, tenu pour vicié d’avance, que des institutions hors-mandat et, in fine, d’exiger en conséquence une transition citoyenne sous l’égide de la Société civile afin de préparer, dans le consensus et l’apaisement, des élections démocratiques.

 

Plusieurs paramètres, notamment le vœu d’honorer la symbolique de la « Place Lumumba » et la mise en exergue des efforts significatifs déployés par la Belgique et l’Union européenne dans la quête de résolution de la crise, ont milité en faveur de la délocalisation de la manifestation de Paris à Bruxelles. Sans leader, ni porte-parole institué pour le moment, « Nuit debout des Congolais » se veut un « consortium » de fait visant à rassembler toutes les forces acquises au principe de la transition sans la Kabilie pour réunir les moyens matériels, politiques, financiers et autres logistiques afin de rendre cette transition irréversible et effective. D’où l’ouverture à tous ceux qui comprennent la pertinence de s’amarrer à cette caravane en marche. Après Bruxelles, une mobilisation de grande envergure se prépare déjà pour l’Allemagne ! Car, les exactions du régime ont atteint un tel paroxysme qu’une indignation collective s’impose pour faire émerger et légitimer de nouvelles institutions à même de décréter sa destitution.