Elections ne peuvent être à l’ordre du jour dans le contexte actuel de la crise congolaise

A l’instar de Trump ou de Macron, un Congolais a

une recette originale pour sortir la RDC de la crise

 

En regardant les choses de notre point de vue, cette jeune tête, bien faite et bien pleine, ne traînant pas de passif discréditant, audacieuse et inspirant confiance, surgit au tournant de l’histoire et avec le discours approprié pour réussir sa rencontre avec le peuple congolais démuni, clochardisé et profusément humilié : rejeter en bloc tout le processus électoral vicié en cours, neutraliser les acteurs politiques disqualifiés en lice par la réhabilitation de la société civile dans son rôle de souverain primaire. Pour lui, la naïveté, réelle ou feinte ici, consiste à lire la crise congolaise de l’heure en termes de démocratie et d’alternance ; là où se joue d’abord et avant tout le destin d’un peuple aspirant à sa souveraine. Les élections ne peuvent donc pas être à l’ordre du jour dans un tel contexte. Pragmatique et lucidement tournée vers l’avenir, la jeune pointure politique émergente préconise la mise à contribution de la mondialisation, des enjeux économiques et de la communauté internationale pour desserrer l’emprise des courtiers ; qui étrangle le Congo. Il y a en lui à la fois du Mao Tsé-Tung, ingénieux stratège libérateur, et du John Fitzgerald Kennedy, habile architecte de la coexistence pacifique.

 

Invité de l’émission « Immersion et discernement » par la Convention des Congolais de l’Etranger, CCE en sigle, le samedi 5 mai 2018, l’Ambassadeur Stanislas Longo-Bingabe a su éclabousser l'écran de ses talents d’orateur, de communicateur né et de fin stratège politique. Étincelant dans ses réponses aux questions politiques complexes de l’heure et optimiste quant à l’issue de la crise, il a proposé des recettes et des pistes à exploiter pour celles et ceux qui souhaitent réellement voir le Congo tourner définitivement la page de l’humiliation. Il annonce d’énormes bouleversements incessamment tant au Congo que dans l’ensemble de la région des Grands-Lacs. Celles et ceux qui iront jusqu’au bout avec ce Macron congolais, sauront quel sort il réserve, non seulement à la kabilie régnante, mais aussi aux acteurs actuels de l’opposition.

 

Toutefois, nous ne le mettons pas en évidence pour susciter des jalousies mal placées. Une communauté étrange qu’est celle des Congolais ! Dès qu’un des leurs démontre des capacités ou des aptitudes exceptionnelles, c’est alors que commencent des critiques de bas étage tous azimuts, des procès d’intention, des règlements de compte ou des « révélations ». On trouve moult crimes à lui reprocher, on ne s’offusque pas à l’attaquer sur sa vie privée, à le persiffler, à le psychanalyser, à fouiller dans son passé, à trifouiller dans ses affaires… De pseudos journalistes, capables que de pamphlets truffés de grossières fautes de grammaire, vont émerger en s’autoproclamant allégrement « journalistes d’investigation ». On sait désormais pourquoi... Au règne de médiocres et d’ignares invétérés, l’excellence, l’élégance et l’union patriotique ne resteront-elles à jamais que des rêves insaisissables pour les Congolais ?

 

Eclairage, chronique de
Lwakale Mubengay Bafwa