Malgré la complexité et le paroxysme de la crise congolaise, les ambiguïtés de la France sous Macro s'amplifient

Face à la complexité et au paroxysme de la crise congolaise,

les ambiguïtés de la France sous Macron interpellent

 

 

Immersion et discernement

émission télévisée de la CCE

Samedi 5 mai 201820h00

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Les champs-blancs         CH - 1279 chavannes-de-bogis           +41 22 960 81 81

 

Regards croisés sur la politique française au Congo

Invités :

 

M. Jean-Jacques Wondo omanyundu (Belgique)
Militaire de formation et de profession, analyste politique, spécialiste en questions relatives à la défense et à la sécurité.

 

Prof. Willy Biayi Kalala (France)
Docteur en Géologie et enseignant, observateur et chercheur en géostratégies.

 

émission présentée et animée par Kerwin Mayizo (France)

Avec le soutien d’un trio de journalistes :

  • Mme Miriam Bulo Sengi (Pays-Bas)

  • M. Alain-Tito Mabiala (Suisse)

  • M. Trésor Mpudi (Suisse)

 

Prise d’images & Réalisation :

IVP DEMAK

Réputée promotrice des droits humains, la France de Macron vague-t-elle à contre-courant face à la gravissime crise qui ravage le Congo ?

 

Quelles sont les positions et orientations réelles de l’Administration Macron face à la complexité et au paroxysme de la crise qui ravage actuellement la République démocratique du Congo (RDC) ? Telle est l’une des questions autour desquelles des spécialistes de la politique française en RDC sont invités à répondre et croiser ainsi leurs regards sur les ambiguïtés de la France. Jean-Jacques Wondo et Professeur Willy Biayi Kalala seront sur le plateau. Charles Onana pourra intervenir en duplex pour éclairer l’opinion sur le rôle trouble de la diplomatie française en RDC.

 

En effet, la RDC est aujourd’hui une prison et un tombeau à ciel ouvert. Quiconque montre des velléités à même de mettre en difficultés le régime régnant est assassiné ou écroué ou condamné à l’exil. Tous les prétextes, même les plus fallacieux, sont exploités pour faire taire témoins et journalistes gênants. De simples manifestants pacifiques sont poursuivis même dans des lieux sacrés de culte et abattus comme du gibier ou des animaux atteints d’une épidémie contagieuse. Les assassinats ciblés et les épurations ethniques s’étendent sur tout le territoire congolais. Plusieurs rapports estiment à plus de douze millions de morts ; victimes de la répression du régime régnant actuellement sur le Congo. Des fosses communes se comptent par centaines dans plusieurs régions du pays ; notamment au Kivu, au Kasaï ou dans la Province orientale.

 

Conjointement, déjà sévèrement frappées d’illégitimité, les institutions de ce même régime ainsi que leurs animateurs sont désormais, tous, hors mandat et donc, corrélativement, illégaux. Seules, la terreur et l’extermination à large échelle de la population autochtone, par des mercenaires venus d’ailleurs, assurent la survie au régime. Sur qui et comment les Congolais démunis peuvent-ils compter pour stopper ce cruel holocauste et se défaire de cette emprise ?

Parallèlement, s’ils ne vont pas faire allégeance à Kigali ou à Kampala, qui meurtrissent pourtant le Congo par une recolonisation déguisée, les leaders politiques congolais, prétendument acquis au changement, multiplient des ballets diplomatiques dans des chancelleries étrangères, en France notamment, en quête de parrainage pour se substituer aux serviles collabos et médiocres de service. Pourtant, la France, elle-même, ne se fait-elle pas ouvertement humilier par le Rwanda, favorisé par son chantage sur fond d’un certain génocide de 1994 ? Pis, c’est pour des intérêts bassement économiques que la France s’est illustrée en bloquant une résolution, tant attendue, de l’Union européenne (UE) condamnant la répression meurtrière des manifestants pacifiques par les forces de sécurité nationales officielles congolaises ; censées protéger le peuple. La situation est si grave qu’elle invite au maximum de discernement pour éviter l’illusion.

Tenant compte des liens historiques, que partage le Congo avec la France et de la perspicacité des analyses économiques de l’équipe de Macron, notamment sur ce que la France peut gagner ou perdre à long terme en soutenant un régime unanimement rejeté par son peuple, certains préconisent la France comme l’une des voies d’accès à l’influente communauté internationale ; seule aujourd’hui capable d’imposer la paix au Congo. La France y détient des prérogatives prépondérantes ; notamment en tant que membre de l’UE et de l’ONU ; dont elle est l’un des privilégiés membres permanents au Conseil de sécurité. Ce dernier n’est-il pas la gouvernance réelle de notre société mondialement intégrée ! Par ailleurs, au 5ème Sommet Union africaine (UA)-UE d’Abidjan, du 29 au 30 novembre 2017, le Président français, Emmanuel Macron, lui-même, affichait sa volonté de soutenir la reconstruction de l’Afrique en décrétant la fin du néo-colonialisme et de la Françafrique. Il y a donc des écueils et des ambiguïtés dans la politique française au Congo qui invitent à une analyse pointue, avant toute considération définitive. C’est ce que l’émission « Immersion et discernement », du samedi 5 mai 2018, se propose de démêler. L’assistance à l’émission est gratuite ; mais elle ne peut être acquise qu’après préinscription :