La RDC est aujourd’hui une prison et un tombeau à ciel ouvert. Quiconque montre des velléités à même de mettre en difficultés le régime régnant est assassiné ou écroué ou condamné à l’exil. Tous les prétextes, même les plus fallacieux, sont exploités pour faire taire témoins et journalistes gênants. De simples manifestants pacifiques sont poursuivis même dans des lieux sacrés de culte et abattus comme du gibier ou des animaux atteints d’une épidémie contagieuse. Les assassinats ciblés et les épurations ethniques s’étendent sur tout le territoire congolais. Plusieurs rapports estiment à plus de douze millions de morts ; victimes de la répression du régime régnant actuellement sur le Congo. Des fosses communes se comptent par centaines dans plusieurs régions du pays ; notamment au Kivu, au Kasaï ou dans la Province orientale.

Conjointement, déjà sévèrement frappées d’illégitimité, les institutions de ce même régime ainsi que leurs animateurs sont désormais, tous, hors mandat et donc, corrélativement, illégaux. Seules, la terreur et l’extermination à large échelle de la population autochtone, par des mercenaires venus d’ailleurs, assurent la survie au régime. Sur qui et comment les Congolais démunis peuvent-ils compter pour stopper ce cruel holocauste et se défaire de cette emprise ?

Parallèlement, s’ils ne vont pas faire allégeance à Kigali ou à Kampala, qui meurtrissent pourtant le Congo par une recolonisation déguisée, les leaders politiques congolais, prétendument acquis au changement, multiplient des ballets diplomatiques dans des chancelleries étrangères en quête de parrainage pour se substituer aux serviles collabos et médiocres de service. Tout au plus, si elles se tiennent, Dieu sait dans quelles conditions, les élections ne serviront qu'à régénérer et à renforcer le système d'occupation en vigueur...