Conformément à l’article 28g¬-28l du Code civil suisse, exigeons un droit de réponse

 

 

  Monsieur Orgasy Manhattan

 C/O CONGOKIMIATV

CH -  1200 Genève

 

 

Concerne : Droit de réponse

 

Genève, le 14 avril 2018

 

Monsieur Orgasy Manhattan, 

 

Le mercredi 28 mars 2018, grâce à l’interpellation des connaissances, nous avons pu prendre connaissance de votre émission du 24 mars 2018 ; dont la vidéo, diffusée sur votre média CONGO KIMIA TV, a été publiée sur YOUTUBE le dimanche 25 mars 2018 et accessible par le lien suivant : https://youtu.be/GGqum7Hsfjc. Au cours de cette émission, vous avez relayé les accusations de Monsieur TSHISUA-BANTU contre notre organisation, la Convention des Congolais de l’Etranger, CCE en sigle, contre sa présidente, Mme Séverine TSHIMINI MBUYI, ainsi que contre Secrétaire général adjoint, Lwakale Mubengay BAFWA.

 

Toutes ces incriminations sont entièrement fausses, diffamatoires, calomnieuses, discréditent notre organisation et portent atteinte aussi bien à la personne de notre Présidente qu’à celle de son Secrétaire général adjoint, principalement au sens de l’article 173 du code pénal suisse. Car, contrairement aux allégations de M. TSHISUA-BANTU, nous affirmons que :

 

ni la CCE, ni sa présidente, ni son Secrétaire général adjoint ne connaissent en privé la Ministre Marie-Ange Mushobekwa, ils ne l’ont jamais rencontrée, ni reçu un cadeau de sa part ;

 

ni la CCE, ni sa présidente, ni son Secrétaire général adjoint n’ont organisé la Conférence-Débat du 21 mars 2018 à l’Hôtel InterContinental Genève.  La CCE a juste relayé l’information ;

 

ni la CCE, ni sa présidente, ni son Secrétaire général adjoint ne sont dans le camp du pouvoir régnant sur la République démocratique du Congo (RDC), ne collaborent, ni protègent ses émissaires ; où qu’ils soient. Bien au contraire, la CCE est la principale structure de la diaspora et de la société civile congolaise à combattre de manière visible et avec efficacité avérée ce régime. Illustration par le site web de la CCE !

 

Certes, Etat de droit oblige, la mission journalistique est bien protégée en Suisse ; parce qu’il s’agit bien de l’un des attributs majeurs de la démocratie. Mais cette protection souffre malgré tout de certaines limites. Entre autres, ces limites sont fixées par les règles déontologiques du journaliste, les normes de protection de la personnalité du Code civil suisse ainsi que le droit pénal avec, notamment, l’interdiction de diffamer ou de calomnier. L'une des règles cardinales de la déontologie du journaliste est la présentation objective des faits. Nous nous étonnons, dès lors, que vous n’ayez entrepris aucune démarche pour recueillir le point de vue de notre association, ni celui de sa présidente, ni celui son Secrétaire général adjoint. Nous nous réservons donc le droit de saisir, à ce sujet, directement le Conseil suisse de la presse, qui nous lit déjà en copie, ainsi que la direction de YOUTUBE.

 

Conformément à l’article 28g­-28l du Code civil suisse, nous réclamons un droit de réponse, dans la même  émission et dans le même format où vous avez reçu M. TSHISUA-BANTU ; afin de rétablir la vérité et de laver l'honneur de notre organisation, celui de sa présidente et celui de son Secrétaire général adjoint jetés gratuitement et par affligeante jalousie en pâturage. En conséquence, nous vous impartissons un délai de dix jours, à compter de la réception de ce courriel, soit jusqu’au mardi 24 avril 2018, pour nous accorder et concrétiser notre droit de réponse requis. Passé ce délai, sans réponse de votre part, nous considérerons que vous nous refusez ce droit de réponse, assimilerons votre attitude à de la complicité dans la campagne de diffamation et de calomnie dont nous sommes l’objet de la part de la personne que vous avez interviewée et procéderons par toutes les voies de droit utiles.

 

Au nom de la Convention des Congolais de l’étranger (CCE),

 

 

Le Secrétaire général adjoint                                           La Présidente

 

 

Lwakale Mubengay BAFWA                                            Séverine TSHIMINI MBUYI