Face à la gravissime crise au Congo, les ambiguïtés de la France sous Macron !

Réputée promotrice des droits humains, la France de Macron vague-t-elle à contre-courant face à la gravissime crise congolaise ?

Appel à contribution

Pour son émission de débat intitulée « Immersion et discernement », la Convention des Congolais de l'Etranger, CCE en sigle, recherche des spécialistes de la politique française en République démocratique du Congo (RDC) en vue des regards croisés pointus, dont celui déjà acquis de Jean-Jacques Wondo, à même de démêler, face à un large public et pour l’opinion publique autant congolaise que française, les positions et orientations réelles de l’Administration Macron face à la crise actuelle en RDC.

 En effet, la RDC est aujourd’hui une prison et un tombeau à ciel ouvert. Quiconque montre des velléités à même de mettre en difficultés le régime régnant est, soit assassiné, soit écroué ou condamné à l’exil. De simples manifestants pacifiques sont poursuivis même dans des lieux sacrés de culte et abattus comme du gibier ou des animaux atteints d’une épidémie contagieuse. Les assassinats ciblés et les épurations ethniques s’étendent sur tout le territoire congolais. Plusieurs rapports estiment à plus de douze millions de morts ; victimes de la répression du régime régnant actuellement sur le Congo. Des fosses communes se comptent par centaines dans plusieurs régions du pays ; notamment au Kivu, au Kasaï ou dans la Province orientale.

 Conjointement, déjà sévèrement frappées d’illégitimité, les institutions de ce même régime ainsi que leurs animateurs sont désormais, tous, hors mandat et donc, corrélativement, illégaux. Seule, la terreur et l’extermination à large échelle de la population autochtone, par des mercenaires venus d’ailleurs, assurent la survie au régime. Sur qui et comment les Congolais démunis peuvent-ils compter pour stopper ce cruel holocauste et se défaire de cette emprise ?

 Parallèlement, s’ils ne vont pas faire allégeance à Kigali ou à Kampala, qui meurtrissent pourtant le Congo par une recolonisation déguisée, les leaders politiques congolais, prétendument acquis au changement, multiplient des ballets diplomatiques dans des chancelleries étrangères, en France notamment, en quête de parrainage pour récupérer le pouvoir. La France, elle-même, ne se fait-elle pas ouvertement humilier par le Rwanda, favorisé par le chantage sur fond d’un certain génocide de 1994 ? Pis, c’est pour des intérêts bassement économiques que la France s’est illustrée en bloquant une résolution de l’Union européenne (UE) condamnant la répression meurtrière des manifestants pacifiques par les forces de sécurité nationales officielles congolaises ; censées les protéger. La situation est si grave qu’elle invite au maximum de discernement pour éviter l’illusion.

 Effectivement, tenant compte des liens historiques, que partage le Congo avec la France ainsi que la perspicacité de l’analyse économique de la situation par l’équipe de Macron, notamment sur ce que la France peut gagner à long terme avec un régime quasi unanimement rejeté par son peuple, certains préconisent la France comme l’une des voies d’accès à la puissante communauté internationale ; seule aujourd’hui capable d’imposer la paix au Congo. La France y détient des prérogatives prépondérantes ; notamment en tant que membre de l’UE et de l’ONU ; dont elle est l’un des privilégiés membres permanents au Conseil de sécurité. Ce dernier n’est-il pas la gouvernance réelle de notre société mondialement intégrée ! Par ailleurs, au 5ème Sommet Union africaine (UA)-UE d’Abidjan, du 29 au 30 novembre 2017, le Président français, Emmanuel Macron, lui-même, affichait sa volonté de soutenir la reconstruction de l’Afrique en décrétant la fin du néo-colonialisme et de la Françafrique. Il y a donc des écueils et des ambiguïtés dans la politique française au Congo qui invitent à une analyse pointue, avant toute considération définitive. Quiconque se sent en mesure d’y apporter l’éclairage ou connaît un expert à même de le faire, est vivement et urgemment invité à contacter, par mail ou par téléphone, la direction de la CCE.

  

Convention des Congolais de l’Etranger (CCE)

 

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