Congolais d’Allemagne créent une CaisseCitoyenne commune pour Actions Patriotiques (CACAP)

 

Le processus de mise en place de la CACAP a été inspiré par le pragmatisme

 

Une guerre totale contre les tueurs inqualifiables du peuple congolais est désormais possible ; parce que les Congolais veulent s’en donner les moyens : moyens financiers d’abord, certes, mais aussi la détermination d’agir. L’idée a été émise à Francfort (Allemagne) ; au cours de la Table ronde à dessein appariée au Culte œcuménique commémoratif de la Marche des chrétiens congolais, 16 février 1992, et en hommage aux victimes de l’insoutenable cruauté des illustres Tutsi-killers sous régime de Joseph Kabila. Le principe a été spontanément et massivement soutenu et adopté. La détermination était bien palpable dans la salle et les cotisations spontanées ont eu lieu pour constituer, d’ores et déjà, le fond de la caisse en perspective. La vitalité des interventions sur le sujet et l’élan accompagnant ces premières cotisations spontanées impriment au processus amorcé un large espoir de succès inédit. Une commission, chargée de la gestion indépendante de ladite caisse, a même été mise sur pied. Elle comprend :

 

  • un prêtre catholique

Pfarrer Dr. Constantin Panu-Mbendele

Helmbachstraße 158
D - 76829 Landau

Tél. : +49 6341 50580
mobil : +49 160 2524070
E-Mail :
panumbendele@yahoo.com

 

  • un pasteur de l’Église protestante réformée

Pasteur Fidèle Mushidi

Diacre et Assistant social

Sozial-diakonischer Mitarbeiter

Kurt-Schumacher-Straße 31

D - 60311 Frankfurt-am-Main

Tél. : +49 69 956253-46 oder +49 179 853 25 64
E-Mail : fidele.mushidi@efrg.de

 

  • une dame

Madame Philomène Muamba

Bruxelles

Tél. : +32 477 383 982

E-Mail : muambaphilo@gmail.com

Mandatée par l’Assemblée de Francfort pour élaborer le projet de ladite indépendante Caisse Citoyenne des Actions Patriotiques (CACAP), la Convention des Congolais de l’Etranger, CCE en sigle, a préconisé un processus en trois temps pour s’acquitter de la mission lui impartie :

  • une réunion de débroussaillage de la faisabilité du projet entre la commission de gestion de la CACAP et la direction de la CCE ;

  • la conception et l’élaboration du projet de la CACAP par la CCE ;

  • la convocation de l’Assemblée de Francfort élargie pour l’adoption du projet.

 

La Présidente de la CCE, Madame Séverine Tshimini Mbuyi, a été mandatée pour gérer et conduire ce processus jusqu’à la mise en place de la CACAP et l’ouverture du compte ad hoc.

 

Un rejet sans équivoque du processus électoral en cours ; apparié à une formule magique pragmatique, débouchant sur un projet réaliste de transition sans Kabila !

 

Le débat de Francfort a surtout été l’occasion d’analyser les recettes possibles de sortie de le crise. Pour la CCE, le débat sur les scenarii à même de sortir le Congo de l’emprise des Tutsi-killers est d’abord à poser en termes de diagnostic : de quelle nature réelle est la crise ; qui paralyse le pays ? Si la CCE reconnaît que la crise congolaise est à la fois sociale, économique et politique ; c’est pour relever qu’elle est d’abord et avant tout une crise politique et prévient de ne pas confondre symptômes et conséquences avec les causes et facteurs la sous-tendant jusqu’à son paroxysme. Cette insistance incisive sur la dimension politique de la crise ne suffit pas. Afin que les thérapies à appliquer soient appropriées et, en conséquence, efficaces, la CCE s’est appesantie sur le type des problèmes politiques auxquels le Congo est réellement confronté.

 

Ici aussi la CCE reconnaît la complexité et l’enchevêtrement des causes et facteurs politiques plongeant le pays dans le marasme inédit et opère un distinguo stratégique entre le déficit de légitimité, les problèmes de légalité, des questions de valeurs, de gouvernance notamment ou de démocratie, pour relever qu’il s’agit d’abord et avant tout d’une crise de souveraineté. Dépossédés de tout et massacrés comme des mouches, les Congolais sont donc confrontés à la gageure de survie ici et maintenant. Ils sont fragilisés au point de paralyser leur réorganisation et leur faculté à se projeter. Si donc l’impératif de l’heure et l’urgent s’articulent en termes de libération, de reconquête de la souveraineté, force est de rappeler qu’on a affaire à des ennemis très bien organisés, parfaitement équipés et horriblement déterminés à resserrer encore leur emprise. Par quels moyens les Congolais peuvent-ils se défaire de cette domination tutélaire ?

 

Consciente que l’envahisseur est une organisation mafieuse identifiable, le Tutsi-power, avec une ambition clairement affichée et une idéologie minutieusement articulée, la CCE en appelle, comme à l’époque du nazisme triomphant, à désigner clairement l’ennemi pour le combattre à découvert et sur tous les terrains. Corrélativement, quiconque va à Kigali ou à Kampala en quête des solutions à la crise congolaise ou à faire allégrement allégeance en vue d’alternance entre renégats et médiocres, est à considérer comme traître ou collabo et à soumettre au même châtiment qu’inspire la gravité de la situation. Et face à une classe politique entièrement discréditée, la CCE préconise les Etats généraux de la Société civile congolaise comme voie crédible et royale pour refonder la nation et un nouveau pôle de légitimé. Toutefois, le peuple congolais démuni a préalablement besoin d’une Force extérieure, au sens du chapitre VII de la Charte des Nations-Unies, non seulement pour stopper le génocide, dont il est victime ; mais aussi pour restaurer l’Etat de droit et les conditions basiques en vue des élections crédibles.

 

Des suggestions stratégiques pour transformer la mobilisation des chrétiens en une révolution à même de renverser définitivement le régime !

 

La Table ronde de Francfort a surtout été l’occasion d’affrontement entre experts des stratégies politiques et militaires. Au-delà des options y afférentes discutées en coulisses et qui ne feront pas objet de cette restitution, d’autres éclairages et recommandations ont été publiquement développés dans la perspective des variantes stratégiques de libération. C’est ainsi que l’accent a notamment été mis sur l’extension des manifestations publiques de protestation sur plusieurs jours, en visant l’essoufflement des mercenaires assassins, ainsi que, grâce à la supériorité numérique de la foule, sur le désarmement de ces cruels bourreaux pour leur retourner la violence en guise de légitime défense ; à l’instar de l’héroïque expérience de 1998.

 

Un vibrant enthousiasme suscité par un sermon de haute facture ; émerveillement à la hauteur des desseins de la commémoration et des ambitions de l’hommage !

 

Ponctué des citations célèbres, le sermon a été d’une richesse pénétrante et vivement mobilisatrice. Heureux qui donne sa vie pour la liberté des autres ! La liberté est cet idéal pour lequel, de tout temps et partout, les hommes et les femmes héroïques se sont battus jusqu’au sacrifice suprêmeY aurait-il plus grand amour que de donner sa vie pour ceux l’on aime, s’interroge le prédicateur du jour en réhabilitant, entre autres, le Christ au début de son sermon ?

 

Face à la solennité des circonstances, l’excellent Pasteur Simon-Pierre Tshitungu s’est émerveillement hissé au sommet de l’art oratoire, que l’on lui reconnaîtra volontiers et séduit son auditoire. Il ne s’est pas seulement contenté de rendre un vibrant hommage à ceux qui ont sacrifié leur vie pour la libération et la prospérité du peuple congolais ; il s’est illustré plus convaincant encore en lançant une gageure à la diaspora congolaise pour qu’elle fasse aussi de la libération du Congo de l’emprise des Tutsi-killers son combat et son mérite sera apprécié à l’aune de l’importance de son apport à la victoire finale.

 

Rapporteur

Lwakale Mubengay Bafwa