L'étincelant lobbying de la CCE à l'Assemblée nationale française !

Au Parlement français, la CCE dénonce le plan de liquidation du Congo au profit du Tutsi-power

 

Sous l’impulsion de sa Présidente, Madame Séverine Tshimini Mbuyi, le principal mouvement patriotique en plein essor dans la diaspora congolaise, la Convention des Congolais de l’Etranger, CCE en sigle, a dépêché une délégation de haut niveau à Paris ce premier week-end de 2018. Cette délégation a réussi à accomplir avec brio un étincelant lobbying et une riche percée à la fois diplomatique, médiatique et structurelle dans la capitale française. Elle a notamment renoué contact avec l’un des principaux membres fondateurs de la CCE, Abbé Noël Mpati. Ce dernier, désormais aumônier de l’Eglise catholique congolaise de l’Ile de France, ouvre des perspectives alléchantes à l’élargissement et au dynamisme de la CCE dans l’Hexagone.

 

Grace à une audience dans les hautes sphères de la politique française, à la Présidence de l’Assemblée nationale française plus précisément, la délégation de la CCE se réjouit surtout de l’oreille très attentive qu’elle a su rencontrer et des perspectives ouvertes à un processus plus élargi pour un travail en profondeur et avec des objectifs précis, concrets et réalisables avec les autorités françaises sur le dossier de libération du Congo.

 

Au niveau médiatique, la rencontre avec les journalistes a permis à la délégation de la CCE de reformuler et de donner un tremplin à la recette, qu’au sein de ce principal mouvement patriotique de la diaspora congolaise, est en pleine effervescence comme point de ralliement dans la quête de la solution la plus pragmatique, la mieux approfondie, la plus audacieuse, la plus novatrice, la plus ambitieuse, la réalisable et la plus efficace pour libérer la Mère-patrie de l’affligeant joug et de l'extermination programmée que lui fait subir le Tutsi-power ; avant qu’il ne soit trop tard. Car, si le régime-Kabila d'occupation réussit à se restaurer après le vide juridique et le désaveu généralisé dont il fait objet aujourd’hui, il sera encore beaucoup plus difficile à déraciner.

 

Naïveté ou négligence de l'effort pour analyser la situation de manière réaliste, beaucoup de Congolais, lorsqu’ils évoquent la transition de l'après-Kabila, ils se précipitent allégrement dans des phases et étapes postérieures à l’étape primordiale, obligée, essentielle et incontournable du processus, sans laquelle le reste ne serait alors que chimérique : la neutralisation de l’occupant. Qui et avec quels moyens stopper les capacités de nuisance du régime-Kabila et libérer la voie à la réorganisation administrative du Congo ? Pour la CCE, il n’y a plus que deux scenarii possibles :

  • la guerre de libération ; dont les Congolais sont incapables de réunir les moyens ;

  • la force internationale d’imposition de la paix ; au sens du chapitre VII de la Charte des Nations-Unies et que le contexte actuel de répressions meurtrières, d’illégalité et d’illégitimité institutionnelles totales rend idoine, impérieuse et urgente. Voilà une franche occasion à ne pas encore manquer ; comme jadis. Mais comment la saisir et la réaliser de la manière la plus efficace ?

 

Derniers en date, les tragiques et humiliants événements du 31 décembre 2017 ont, une fois de plus, démontré combien le peuple congolais est démuni et privé du moindre levier à même de le protéger ou de le défendre ; quelle que soit la gravité des circonstances et à tous les niveaux, aussi bien sur le plan national qu’international. Des tueries en masse au Congo, mais pourquoi les principaux médias du monde s'abstiennent-ils de l'évoquer ?

Seul, le Conseil de sécurité peut ordonner la mission d’imposition de la paix dans un Etat souverain. Sous occupation, les Congolais ne peuvent, dans l’état actuel des choses, interpeller le Conseil de sécurité qu’indirectement par le lobbying auprès des chancelleries d’autres pays ou des institutions internationales reconnues par l’ONU. La CCE s’est résolue à s’impliquer fermement dans cette voie. Mais il y a moyen de faire mieux. Cela consisterait, à l’instar du SWAPO namibien après 1960, à faire émerger urgemment des institutions congolaises de transition à même d’être reconnues par la communauté internationale et légitimées à interpeller directement le Conseil de sécurité sur la crise congolaise. D’où l’urgence des Etats-généraux de la Société civile congolaise pour mettre en place ces institutions de manière consensuelle et opposable à tous !

 

La CCE part de l’affirmation, désormais avérée, que le régime-Kabila vise la liquidation du Congo au profit du Tutsi-power. Machiavéliquement ourdi, le chaos actuellement en cours y conduit inéluctablement. Il est urgent et impérieux de bloquer le processus. Le danger, et il est aussi bien absolu que traumatisant, désormais, c’est le risque, à la lumière de l’expérience palestinienne, de ne réaliser que trop tard que l’on a perdu complètement son pays…

 

En images illustrantes, le périple de la délégation de la CCE dans la Capitale française !