• Qui sommes-nous ?

    Quant aux buts poursuivis, disons schématiquement que notre regroupement vise une action à deux volets : un volet interne, un autre externe. S’agissant du volet interne, nous voulons agir ensemble pour trouver des solutions collectives aux préoccupations et aux défis de la vie diasporique des Congolais partout où ils sont établis, en vue de favoriser leur intégration ; car, seule l’union fait la force. Il s’agit ici de la force entendue comme cette vertu que génère toute bonne organisation, à même d’aider à résoudre les problèmes communautaires en complément indispensable des efforts individuels dans tous les domaines de la vie sociale où ceux-ci, considérés isolément, s’avèrent soit insuffisants soit impuissants face aux situations. Pour ce qui est du volet externe de notre organisation, notre préoccupation majeure reste d’être en position, selon les circonstances, par une action collective et concertée, menée dans le respect des genres et des générations, de manifester notre solidarité tous azimuts avec la mère-patrie, le Congo, de ne pas nous couper de lui, ce qui est aussi une manière de lui savoir gré de tous les bienfaits dont il nous a comblés. Loin du Congo et nonobstant notre large contribution à l’économie nationale à travers les transferts de fonds massifs destinés à la consommation locale, nous nous sentons marginalisés par ceux qui tiennent entre leurs mains le destin de notre pays. Du coup, nous avons pris la ferme décision d’être désormais les acteurs de ce destin, humblement, à côté d’autres bien entendu, et non plus ses simples spectateurs qui, impuissants, le subissent dans la résignation

  • Que sommes-nous capables d’apporter à la nation congolaise ?

    Nous constituons un inépuisable et incontournable creuset de compétences pour le développement de notre pays. En toute humilité, de part notre nombre et surtout notre qualité, nous, Congolais de l’étranger, sommes conscients que nous formons indéniablement un riche réservoir de compétences, de savoir et de savoir-faire à mettre à contribution dans l’effort de redressement national, si nous voulons faire du Congo de demain un pays émergent en ce XXIe siècle. Nous continuons à regretter pourtant la marginalisation dont nous sommes l’objet de la part de nos décideurs. Toute politique qui consisterait à nous ignorer est un grand gâchis. Aussi sommes-nous déterminés, en ce qui nous concerne, à œuvrer ensemble avec vous, dès à présent, pour y mettre fin. Nous vous tendons donc la main dans l’intérêt de notre pays.

    Forts de l’expérience tirée de notre résidence dans les pays de vieille tradition démocratique, nous voulons plus que jamais apporter notre touche à l’ancrage de la démocratie dans notre pays...

  • Que sommes-nous en droit d’attendre de vous ?

    Si, certes, l’opinion congolaise est au courant de la feuille de route générale sur laquelle doit reposer l’action du Gouvernement formé le 7 décembre 2014 (application des recommandations des « concertations nationales » qui ont eu lieu, rétablissement de la paix et de l’autorité de l’Etat à travers le pays, consolidation de la cohésion nationale, poursuite de la reconstruction, appui au processus de décentralisation et à l’organisation des élections et enfin amélioration des conditions sociales des populations), en revanche, les Congolais de l’étranger, eux, s’interrogent sur le sens de votre mission, c’est-à-dire sur la feuille de route spéciale éventuelle reçue lors de votre nomination comme membre de l’équipe gouvernementale. Il vous appartient de nous en informer. Mais, dans notre effort de compréhension tendant à déduire votre cahier des charges à partir de trois derniers objectifs principaux de votre Gouvernement, précités, nous sommes en droit d’attendre de vous ce qui suit...

Arrêter l'holocauste des Kasaïens !

Alerte : le génocide des Kasaïens est en cours au Congo !

Alerte ! Alerte !

Alerte ! Alerte !

 

Tuerie d'une terrifiante ampleur au Congo !

 

Après Ituri, Kivu et ailleurs, l’extermination des Kasaïens est en cours sous nos yeux, hébétés. Que faire pour stopper ces tueries d’échelle que les Rwandais opèrent actuellement au Kassaï sous le perfide prétexte de neutralisation de la milice « Kamuena Nsapu » ? Comment arrêter ces fourmillants massacres programmés des paisibles innocents uniquement pour conjurer l’opposition à la prolongation du mandat de Kabila ? On tue les gens de porte à porte, on contraint les survivants à fuir leurs domiciles, leurs champs, on les force à errer abasourdis dans tous les sens. Imaginons que nous aurions pu être parmi ces victimes, voire à leur place, à la solde d’un pareil drame humain et réagissons en saisissant toute la latitude immédiate et à terme de l’innommable grave tragédie de ce qui se déroule présentement au Congo pour proposer des solutions appropriées, à même de stopper cet insoutenable.

 

Arrêter l'holocauste des Kasaïens !

Déclaration

Urgent et impérieux : Stopper le génocide en cours au Kasaï !
Appel pressant à sauver le peuple kassaïen de l’extermination

 

Après les horreurs et cynisme inqualifiables de Thingi-Thingi, avec le cumul des terreurs et des viols de masses en Ituri, à Beni et plus généralement dans le Nord-Est de la République dite Démocratique du Congo (RDC), l’holocauste tend à être banalisé en ce pays. En effet, malgré des millions de victimes dans cette macabre comptabilité, la barbarie tutsi au Congo vient de prendre une dimension supplémentaire et franchement innommable au Kassaï, pourtant sous l’influence réputée civilisatrice de l’Occident, voire même sous protectorat et en plein vingt-unième siècle. Combien de temps allons-nous laisser encore ces carnages systématiques et ciblés des opposants au régime impérialiste des odieux pilleurs se poursuivre sous nos yeux ? N’y a-t-il pas aujourd’hui des responsabilités collectives et institutionnelles à laisser s’amplifier l’inhumaine barbarie contre laquelle la charte onusienne et le droit international ont érigés ?

 

Aussi, horrifiés par l’ampleur des tueries planifiées au Grand-Kassaï, sous le fallacieux prétexte de neutraliser la milice « Kamwina Nsapu », mais en réalité pour plutôt conjurer toute velléité d’opposition au maintien de Joseph Kabila au pouvoir au-delà des limites constitutionnelles et de tous les accord politiques machiavéliquement tirés à tour de bras, Nous, Congolais, Suisses, Français, Allemands, Belges, Italiens, Hollandais, Américains et autres d’origine congolaise ainsi que sympathisants du Congo, agissant à titre individuel et au nom de nos associations respectives sous l’impulsion de la Convention des Congolais de l’Etranger, CCE en sigle ;

 

Informons l’opinion internationale que ce qui se passe actuellement au Grand-Kassaï, une région au centre de la RDC, bouleversera le cœur même du plus cynique des barbares les plus redoutables du monde. De véritables boucheries humaines s’opèrent à des échelles affreuses, d’austères tueurs passent de porte à porte pour décimer des familles entières et les rares survivants, échappant à cette extermination planifiée, sont contraints de fuir précipitamment, non seulement leurs domiciles, mais des quartiers entiers, pour chercher refuge n’importe où et dans des conditions encore plus précaires. Présentement, les localités les plus concernées sont celles de Kananga-ville, Luebo, Tshikapa, Tshimbulu, Muena-Ditu et Ngandajika ;

 

Dénonçant et condamnant avec la dernière énergie ces crimes abjects, nous nous appuyons sur l’article 24 de la Charte onusienne pour interpeller le Conseil de sécurité des Nations unies à assurer, par une action rapide et efficace, la sécurité des personnes et des biens au Grand-Kassaï, où deux de ses propres fonctionnaires viennent également d’être atrocement assassinés pour étouffer les résultats de leurs enquêtes sur la réalité de ce qui se passe sur le terrain ;

 

Avec le même empressement, la même fermeté et la même détermination, nous implorons aussi les chancelleries des grandes puissances de ce monde structuré et civilisé ainsi que les animateurs d’agissantes organisations internationales compétentes à soutenir le principe d’envoi rapide au Congo d’une force internationale d’interposition pour neutraliser les milices politiques d’un régime sanguinaire et dictatorial résolument déterminé à se maintenir au pouvoir par la répression et le massacre de la population qu’il est censé protéger ;

 

Parallèlement, nous sollicitons la Cour Pénale Internationale (CPI) pour qu’elle se saisisse du dossier et, conformément à l’article 5 de propres ses statuts fondateurs, qu’elle diligente de toute urgence, de manière indépendante et impérieuse, une enquête internationale sur la chaîne de commandement militaire pour élucider les différents rôles joués et établir des responsabilités individuelles, qui relèvent de sa compétence juridictionnelle : crimes de guerre, crimes contre l'humanité, crimes de génocide et crimes d'agression dans ce dossier ;

 

 

Conformément aux termes de l'article 3/h de son Acte constitutif, nous demandons à l'Union Africaine (UA) de condamner solennellement la barbarie en cours au Kassaï et de prendre rapidement des mesures à même de la stopper et de la juguler ;

 

De même, faisant nôtres les conclusions de sa Déclaration de Saint-Boniface, adoptée le 14 mai 2006, et affirmant notre attachement à celles de sa Déclaration de Bamako, adoptée le 3 novembre 2000, invitons l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à intervenir urgemment au Grand-Kassaï selon les modalités qu’elle s’est elle-même solennellement assignées pour protéger les civils contre le génocide, les crimes de guerre, l’épuration ethnique et les crimes contre l’humanité dans l’espace francophone ;

 

Requérons spécialement auprès des États-Unis d’Amérique, de l’Union Européenne (EU), du Conseil de l’Europe (CE), de l’Union de l’Europe occidentale (UEO) et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) d’agir au niveau bilatéral pour obtenir du régime de Kinshasa l’arrêt immédiat de ces effroyables tueries ;

 

Face aux délais très étroits dans la perspective du processus électoral, nous exhortons les forces vives acquises à l’alternance politique en RDC à renoncer aux distractions et pièges de partage des postes ministériels avec un régime aux abois pour s’investir plus sérieusement dans la préparation de ces échéances électorales et mettre ainsi la pression adéquate autant sur la communauté internationale que sur les institutions congolaises pour le respect du calendrier ;

 

Avec déférence, reconnaissance et éloges amplement mérités, saluons le patriotisme et l’éveil de conscience des jeunes congolais, qui continuent à manifester pacifiquement pour faire respecter la Constitution du pays et les acquis démocratiques auxquels aspire notre peuple depuis des décennies et la constance de leur engagement à défendre la patrie menacée ;

 

Au nom d’une solidarité réellement agissante en ces temps très difficiles pour le peuple de la RDC, mobilisons chaque Congolaise, chaque Congolais, où qu’il réside et quelles que soit sa place ou ses attributions socio-professionnelles, à faire sienne la présente Déclaration et à s’y appuyer pour solliciter audience auprès de toute institution à même de répercuter, d’amplifier ce message ou d’influer sur le processus et la décision de dépêcher de toute urgence une force multinationale d’interposition pour stopper le génocide en cours au Grand-Kassaï ;

 

Réaffirmons enfin notre solidarité avec toutes les victimes des exactions militaires de Kabila ; dont la concupiscence, la rapacité, l’incurie et, spécifiquement, l’incapacité à gouverner le grand Congo fait courir à l’ensemble de la Région des Grands-Lacs et à l’Afrique toute entière le risque d’une implosion majeure aux irradiations sociales et politiques imprévisibles.

 

Fait à Genève, le jeudi 6 avril 2017

 

Au nom de la Convention des Congolais de l’étranger (CCE)

 

 

le Secrétaire général-adjoint                                                            la Présidente
Lwakale Mubengay Bafwa                                                           Séverine Tshimini Mbuyi

 

 

Copies pour information à :

 

Monsieur António Manuel de Oliveira Guterres

Secrétaire général

Nations Unies, SA-1B15

New York, NY 10027
USA

 

Excellence Monsieur Jean-Claude Juncker
Président

Commission européenne

Rue de la Loi / Wetstraat 200
B - 1049 Bruxelles

 

Madame Michaëlle Jean

Secrétaire générale

Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

19-21 avenue Bosquet
F - 75007 Paris (France)

 

Madame Angela Merkel

Bundeskanzlerin

Bundeskanzleramt
Willy-Brandt-Straße 1
D - 10557 Berlin

 

Madame Theresa Mary May

Prime Minister

10 Downing Street

Westminster

NW,SW, WC

London (Royaume-Uni)

 

Monsieur Donald Trump

Président des Etats-Unis

White House

1600, Pennsylvania Avenue NW

Washington DC (USA)

 

Monsieur François Hollande

Président de la République

Palais de l'Élysée

55-57 rue du Faubourg-Saint-Honoré

F - 75008 Paris

 

Monsieur André Crettenand

Directeur de l'information

TV5 Monde

avenue Wagram 131

F - 75017 PARIS

 

Monsieur Gérard Saint-Paul

Directeur Général en charge de l’information et des programmes

TV France 24

5, rue des Nations Unies

F - 92130 Issy-les-Moulineaux

 

Monsieur Yves Ménestrier

Directeur des programmes

Télévision suisse romande

TSR

20, quai Ernest Ansermet

CH - 1205 Genève