20. juil., 2015

Devoir d’exemplarité et de catalyseur à assumer par la diaspora…

Du point de vue économique, Albert Malekera et Jeff Lusamba se sont appliqués à démontrer la corrélation proportionnelle entre le niveau de pauvreté et la part du secteur primaire dans l'économie. Pour dire les choses plus simplement, ils ont indiqué que le développement économique du Congo et sa prospérité sociale dépendent du passage de la production et des exportations congolaises des matières premières aux biens manufacturés et aux services à forte progression de valeur ajoutée. Dans cette perspective où il faut favoriser l’industrialisation, le secteur des services et l’investissement, la diaspora, moins confrontée au chômage que les Congolais de l’intérieur, a un devoir d’exemplarité et de catalyseur à assumer. C’est pourquoi il n’était pas concevable, selon eux, que les Congolais de la diaspora, réunis au Luxembourg pour réfléchir sur la crise de leur pays, se séparent à nouveau sans leur propre projet concret d’investissement immédiatement réalisable. Ainsi, le pendant de la Banque des Congolais de l’étranger ou de transfert des fonds sous d’autres cieux, a été remis en scelle et rebaptisé « Fonds d’investissement des Congolais de l’étranger ». Remanié à la lumière des nouveaux avis d’experts présents, il a été confié à une commission ad hoc composée de quatre nouvelles personnes, volontaires et déterminées, avec un échéancier rigoureux.