20. juil., 2015

« Combattants » dans la lignée des intellectuels bâtisseurs du patriotisme constitutionnel

D’ordinaire, même dans une période hautement critique, les Congolais ont constamment cette tragique faiblesse de se livrer à des divergences sur des broutilles et à pousser parfois la niaiserie à l’extrême. Ainsi, des brouilles de clocher peuvent-elles aller jusqu’aux anathèmes, aux facétieuses diabolisations et, finalement, prendre allègrement des tournures inconciliables. Au Colloque de Luxembourg, en dépit des caractères explosifs des sujets abordés, malgré la conjoncture de vives turbulences, aux relents de décolonisation, rappelant l’atmosphère chargée de la fin des années « 50 » du dernier siècle, l’inventaire sur la gouvernance congolaise postcoloniale et la réflexion prospective se sont développés dans la sérénité. Diplômé d’université, fier d’être juriste et se réclamant du mouvement des « Combattants », Wilkens Alhongo a tenu à ce que ce courant du patriotisme soit reconnu comme tel et relié à la lignée des intellectuels bâtisseurs du patriotisme constitutionnel (Jürgen Habermas) dont le Congo a forcément besoin pour sa survie, sa prospérité et son expansion.