20. juil., 2015

Priorité à une plainte pour crime contre l’humanité à l’encontre du Congo-Brazzaville !

Récusant au détour d’une brillante démonstration la non-urgence de la décentralisation territoriale en RDC, M. Mboyo interpelle la Convention des Congolais de l’Etranger, CCE en sigle, et l’invite à s’appesantir sur l’explosion des violences dont la communauté congolaise est victime dans bon nombre des pays africains, en Afrique du Sud et chez les voisins directs notamment. Estimant, à l’instar et à la lumière du rapport d’Amnesty international, que le phénomène a atteint, au Congo-Brazzaville, les proportions de crimes contre l’humanité, M. Mboyo demande à la structure faîtière de la diaspora congolaise de constituer un dossier d’accusation et d’engager un avocat pour instruire une plainte, avec constitution de partie civile, auprès d’un tribunal à compétence universelle afin que la justice se saisisse du délit, certes, mais aussi et surtout pour enrayer au plus vite ces pogroms anachroniques et d’ailleurs. D’ores et déjà, M. Mboyo a promis son expertise à une éventuelle commission chargée de suivre ce dossier et s’est dit prêt à en faire partie en cas de besoin. Se sentant légitime, en tant que société civile, pour représenter et défendre les intérêts des Congolais de l’étranger, surtout lorsque l’Etat congolais affiche ses défaillances ou ses mépris, la CCE a déjà répondu favorablement à cette interpellation et a affirmé sa détermination à aller le plus loin possible avec ce dossier. En fait, par société civile, la CCE entend ce qui reste d'une société lorsque l'État se désengage. Et pour la diaspora congolaise, le phénomène est plus que récurrent.

 

 

Lwakale Mubengay Bafwa