20. juil., 2015

Chance eloko pamba !

Maîtrisant à la perfection les péripéties jalonnant l’histoire du Congo depuis sa création jusqu’à ce jour, Anicet Mobe a enthousiasmé l’assistance en traçant l’analogie entre les aspirations à la décolonisation des années « 1950 » et les ardeurs actuelles en quête de « libération ». Préconisant que la diaspora se soucie de réhabiliter certaines images fortes de la lutte patriotique d’autrefois, il a invité la CCE à commémorer dans le questionnement et la méditation les 60 ans du manifeste « Conscience africaine » et du contre-manifeste de l’ABAKO pour mettre en exergue, en 2016, les rôles constructifs joués par les intellectuels dans l’histoire de libération du Congo. L’occasion faisant le larron, les circonstances offriront l'opportunité de mettre également en relief les errements des universitaires fossoyeurs qui, du Collège des Commissaires généraux, 19 septembre 1960, à ce jour s’illustrent, à l’instar d’Evariste Boshab, en affligeants thuriféraires de tout despote, pourvu qu’ils y trouvent leur compte, et s'accordent avec les coryphées de l’imposture, tel que Lambert Mende, pour jouer allègrement à grand spectacle au quotidien le mélodrame du patriotisme. Et révéler ainsi comment, maupiteux et étourdis, ils déploient autant de zèle flagorneur en faveur de l'imposteur que la fougue policière à l’encontre de leurs compatriotes résistants. « Chance eloko pamba ! »