20. juil., 2015

Nous bâtirons un pays plus beau qu’avant, dans la paix …

Tenu à l’extérieur du Congo et par la diaspora, le Colloque de Luxembourg a néanmoins bénéficié des apports plus qu’honorables des Congolais de l’intérieur du pays. Pour Philomène Mukendi, par exemple, le Congo est trop gangrené par la corruption pour envisager son décollage économique par des filières gouvernementales. Statuant sur l’urgence pour combattre la pauvreté et les inégalités sociales, Mme Mukendi a préconisé la coopération par la voie des Organisations Non Gouvernementales (ONG) réellement issues de la société civile, ayant des ancrages internationaux avérés et mobilisées par les mêmes valeurs que la diaspora. Quant à Adolphe-Matthieu Ngalamulume Tshilumbayi, ce sont les infrastructures qui constituent la clef de développement d’un vaste pays tel que le Congo. Et parmi ces infrastructures, il a donné sa primauté aux voies et moyens de communication ; au transport notamment, en s’inspirant du projet colonial. Considérant la diaspora comme un acteur à la fois principal et spécifique de redressement du pays, Dominique Bafwa Ngeleka s’est appuyé sur les paroles inspirées de l’hymne national pour rappeler aux Congolais de l’étranger le devoir qui leur incombe en ces moments cruciaux qu’affronte le Congo. Le 30 juin 1960, les Congolais entonnaient fièrement : «Nous bâtirons un pays plus beau qu’avant, dans la paix … ». Le 12 juillet 2015, la plupart des expatriés congolais dans une salle de Luxembourg ont fui la précarité au Congo et laissé les mercenaires étrangers profiter des ressources de leur pays. Trouver l’erreur ! Si Israël est aujourd’hui une puissance économique incontestable, martèle M. Ngeleka, il le doit à sa diaspora. Comment la diaspora congolaise peut-elle aussi éviter au Congo de sombrer dans le KO ? S’interroge le chercheur congolais ; avant de conclure : « Pire que de n’avoir pas réussi disait Roosevelt, c’est de n’avoir jamais essayé ! ».