20. juil., 2015

Le Colloque de Luxembourg a vécu et laisse son sillon dans l’histoire de la diaspora

Jadis, en pareilles circonstances, ce sont les figures plutôt paternalistes et tutélaires de Mudimbe, M’Bokolo, Ndaywel et autres Tshiyembe… qui dominaient la scène, avec des exposés aux allures de sermon. Au Luxembourg et sur un thème aussi alléchant que de brûlante actualité sur l’inventaire de 55 ans de la gouvernance congolaise postcoloniale, ce sont des trentenaires flottants et des quadras rougissants qui tenaient avec assiduité la vedette dans une dynamique profondément studieuse. A commencer par l’accueillante et charmante omniprésence d’une super Présidente, Séverine Tshimini Mbuyi, brillamment dans sa peau de superviseuse. Omniprésente, certes, mais à aucun moment encombrante ni gênante ! A relever ensuite le brio avec lequel Pat Patoma a su tenir son rôle de maître de cérémonies. Certes, M. Patoma a-t-il parfois opéré de manière cavalière des rocades dans le programme pour rattraper du temps ou surmonter les écueils imposés par des intervenants absents ; il reste néanmoins le principal artisan de la réussite des assises. A magnifier, enfin, la virtuosité avec laquelle le reporteur audiovisuel, Daniel Wa Nzambi qui, par sa manière si particulière de poser l’objectif de sa caméra sur les gens, a transformé de simples participants au colloque en de véritables personnages d’un métrage qui ne manquera pas de séduire.L’avenir nous en dira !